Montagne d'or : les propositions d'Or de question... un autre développement est possible

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Emplacement du futur site Montagne d'or
Emplacement du futur site Montagne d'or ©FB
Quel développement pour la Guyane ? La question se pose après le débat controversé sur la Montagne d’or. Regroupés dans le collectif « Or de question », les opposants au projet de mine d'or industrielle défendent un développement s’appuyant sur 25 filières d’emplois d’avenir.
Opposé radicalement au projet de la Montagne d’or à Saint-Laurent du Maroni, le collectif « Or de question », regroupe trente associations et organisations.


Des propositions de développement pour la Guyane 

Après plusieurs mois de mobilisation, ses membres ont eu une prise de conscience. Pour aller au bout de leur action, il leur fallait une vision plus large des perspectives de croissance de la Guyane. Une idée a fait son chemin : offrir de nouvelles pistes de développement afin d'avoir une démarche cohérente et positive comprise de tous. 
Isabelle Guillard secrétaire du collectif « Or de Question », présidente association « Maiouri Nature Guyane » s'explique :

"On s’est rendu compte en rencontrant la population, que souvent on nous disait : vous êtes opposés à tout ! On s’est dit pourquoi on ne se lancerait pas dans un tract plus positif. Pourquoi ne pas changer et mettre en avant des filières d'emploi d'avenir, des filières qui créeraient plus d'emplois que le projet Montagne d’or que nous dénonçons"

 


25 filières d'avenir 

Le collectif « Or de question » met en avant 25 filières d’avenir qui peuvent créer des milliers d’emplois durables bien plus que les 750 emplois directs de la Montagne d’or. Pour cela, il plaide pour le développement de la pêche soutenable, de l’agriculture bio, de l’horticulture, de l’agroforesterie…et des fruits de palmiers. Il y a aussi un gros potentiel dans l’éco-tourisme, l’art et l’artisanat traditionnels, les métiers du bois, les énergies renouvelables…mais aussi la recherche sur la biodiversité et l’exploitation des plantes.
Marie Fleury, chercheuse en ethnobiologie, présidente de l’association Gadepam, membre du collectif « Or de Question » précise : 

 "L’idée c’est d’exploiter la biodiversité pour en tirer des ressources locales. On peut s'inspirer des peuples autochtones qui ont toujours su profiter des ressources naturelles. La première des choses est d'avoir l'autonomie alimentaire pour la Guyane"


Le collectif compte s’engager sur le long terme pour promouvoir ces emplois verts. Ses membres rappellent qu’ils ne sont que des bénévoles…et que l’aide au développement de ces filières incombe aux pouvoirs publics…Europe, Etat et collectivités.

Le reportage de Guyane la 1ère