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Quelques palmiers emblématiques de Guyane : l'awara ou le palmier Astrocuryum vulgare - 5

Amazonie
Touffe d'awaras
©Frédéric Larzabal
Après le wassay, le parépou, le maripa, le comou, le palmier awara, Astrocaryum vulgare clôt une série consacrée à des arbres porteurs de fruits très apprécies en Guyane pour les multiples usages que l'on en fait. L'awara, palmier patrimonial peut permettre la production de multiples dérivés.

"... Il y a beaucoup de choses à dire sur l'awara, palmier emblématique de Guyane, on le trouve principalement sur cette zone de l'Amazonie en Amérique du Sud. il est très présent sur les côtes. C'est un palmier de zones sableuses, dégagées comme Awala-Yalimapo ou Macouria. Il y en a peu en forêt quand il y en a c'est qu'il y a eu une présence humaine..."


déclare d'emblée , Pierre-Olivier Albano, docteur en pharmacie, spécialiste des palmiers. Plusieurs touffes d'awaras poussent dans son palmetum, il lui manque le fameux awara tchou fendé" qui pousse entre Sinnamary et Mana dans les sols recouverts de sable blanc et de silice. Le fruit est particulièrement charnu et sucré et les amateurs disent du "tchou fendé"qu'il est souvent protégé par des nuées de moustiques.

Un fruit aux multiples dérivés


L'awara a fait l'objet de nombreuses études, certes il est très utilisé pour la fabrication du bouillon d'awara, mais il a bien des propriétés mises en avant par les scientifiques.
Ce fruit de palmier est notamment reconnu pour sa haute teneur en vitamine A, une vitamine essentielle pour l'homme. Il contient également de la vitamine C.
La pulpe peut être utilisée pour fabriquer des produits cosmétiques.
Le plus connu des dérivés, obtenu à partir de l'amande du fruit, est l'huile de tcho tcho utilisée traditionnellement pour son action anti inflammatoire.

Le palmier awara est un arbre généreux qui offre la possibilité de se nourrir comme de s'entretenir ou de se soigner. Il figure parmi les arbres emblématiques de la biodiversité de Guyane dont on peut espérer des opportunités de développement de dérivés dans les années à venir.

Les images de Frédéric Larzabal

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