Questions... à Cheitanne Robeiri étudiante en médecine

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Cheitanne Robeiri
Cheitanne Robeiri appartient à cette génération de jeunes Guyanais qui veulent œuvrer pour leur pays. Cette jeune femme en deuxième année de médecine en Guadeloupe, raconte son parcours de combattante, avec en ligne de mire le retour sur la terre natale au terme de huit ans d’études. 
Cheitanne Robeiri
Cheitanne Robeiri a le profil d’une combattante. Du haut de son 1m62, ce petit bout de femme, pleine d’énergie, a une volonté de fer forgée par les épreuves que la vie lui a infligées…Sa plus grande tragédie est la mort de son père. Elle a grandi dans une famille aimante, seule fille au milieu de trois garçons. Après la disparition de son père, sa mère lui insuffle la force, une mère courage, une femme debout.
Derrière ses petites lunettes, le regard de Cheitanne pétille d’intelligence…Elle n’a que 20 ans. Depuis sa plus tendre enfance, elle veut sauver des vies, telle une héroïne. Un "Good doctor".


Des études longues et difficiles

Les études sont difficiles et compliquées, pourtant elle a toujours été une excellente élève. Au baccalauréat, elle a eu une moyenne générale de 15 avec en mathématiques et en sciences physiques plus de 17.
Elle tente en Guyane, la Paces (première année commune aux études de santé). Le nombre de places est limité, résultat du numérus clausus. Elle obtient moins de la moyenne et n’arrive pas à franchir cette première étape. Qu’à cela ne tienne, elle enchaîne les petits boulots, donne des cours, et se réinscrit l’année suivante. L'enseignement est prodigué dans une salle du campus Saint-Denis à Cayenne. Il se fait à distance, ce qui rajoute à la difficulté. Elle doit choisir entre 5 filières : médecine générale, pharmacie, sage-femme, odontologie et masseur-kinésithérapie.
Cette fois, elle réussit le concours et ce sera le départ pour la Guadeloupe... en 2e année.


De retour en Guyane
pour un stage d'initiation au CHAR 

Aux Antilles-Guyane, l’an dernier il y avait 130 places en médecine pour 600 étudiants. En 2e et 3e année, les études se répartissent entre cours magistraux, TP (travaux pratiques), études dirigées et stages. Pas de concours en vue, la pression se relâche. Aujourd’hui, Cheitanne est de retour en Guyane, elle suit un stage clinique d’initiation. Ils sont une vingtaine d’étudiants d’origine guyanaise à étudier la médecine à l’université de Guadeloupe. Ils vivent pour la plupart dans la même résidence, s’entraidant et travaillant ensemble.
Il reste 8 ans d’études à Cheitanne, 10 à 11 ans en cas de spécialisation. La bonne nouvelle pour les futurs étudiants en médecine, est que l’Assemblée nationale a approuvé la suppression, pour la rentrée 2020, du numerus clausus.
Questions... à Cheitanne Robeiri 
 



 
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