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L'avocat du complice explique la remise en liberté de son client

La libération du complice du meurtrier présumé d'Allan Bourgeois puis son rapide départ vers la France déchaînent les passions, notamment sur le web. Maitre Max Bellemare, l'avocat du jeune homme, explique entre autres, que cette décision le protège.

Max Bellemare, avocat au barreau de Fort de France. © facebook.M.B
© facebook.M.B Max Bellemare, avocat au barreau de Fort de France.
  • Par Joseph Nodin
  • Publié le , mis à jour le
De vives critiques ont accompagné l'annonce de la remise en liberté du jeune homme de 22 ans, complice du meurtrier présumé d'Allan. Son avocat Maître Max Bellemare, répond aux principales interrogations.

Comment comprendre la remise en liberté du complice du meurtrier présumé d'Allan ?
 
Il faut préciser que la décision d’incarcération qui est de la compétence du juge des libertés et de la détention est une décision temporaire car cette décision est prononcée en attente du jugement définitif. Cette mesure à pour but de protéger l’instruction du dossier sous l’autorité d’un juge d’instruction.
 
Quels sont les critères déterminants dans cette décision ?

La liberté du mis en examen est le principe mais le juge des libertés et de la détention peut décider du placement en détention au regard des faits et des éléments de personnalité de l’auteur. Le juge tient aussi compte des risques de concertation entre les personnes concernées par les faits, d'un risque de pression sur les témoins ou s’il faut protéger la personne mise en examen.
 
Ce jeune homme de 22 ans a aidé le meurtrier présumé au moins à déplacer le corps du jeune Allan, pourquoi son rôle est-il à ce point minimisé ?

Ce jeune homme est poursuivi non pas pour crime mais délit étant donné qu’en ce qui le concerne le délit est recel de cadavre et modification de l’état des lieux d’un crime. Par ailleurs il s’agit d’un primo délinquant. Son casier judiciaire est vierge, il est étudiant en 1ère année de BTS, la détention ne se justifie pas car il pouvait poursuivre ses études hors de la Martinique. Il n'y a de ce fait aucun risque de concertation entre les personnes concernées par cette affaire, et sa sécurité n’est pas menacée.
 

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