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L’accès au littoral de Sainte-Luce plus que jamais dans le viseur des citoyens martiniquais

aménagement du territoire
Fonds Larion
Les barrières et les clôtures des villas situées sur la plage de Fond Larion à Sainte Luce, n'ont pas résisté ©C. Cupit
Des centaines de personnes se sont rassemblées (dimanche 5 mai), sur la plage de Désert à Sainte-Luce. Des murs et des barrières ont été détruits, pour protester contre le barrage de l’accès à la plage, par certains riverains et dénoncer l'inaction des autorités. 
Les barrières et les clôtures des villas situées sur la plage de Désert à Sainte-Luce, n'ont pas résisté pas bien longtemps, aux assauts des manifestants venus en très grand nombre.
Ce coup de force spontané avait un seul objectif : libérer l’accès du sentier menant à la plage.

Je marche régulièrement ici. Quand j'arrive là, je dois bifurquer à droite pour contourner les maisons. La plage est barrée. Je suis là, pour soutenir le mouvement, déclare une habitante de Sainte-Luce.

On ne va pas casser les maisons, mais simplement un droit de passage sur la côté, précise un manifestant.

Lors de leur expédition, les membres du collectif ont traversé chaque propriété et démonté tous les obstacles qu’ils trouvaient sur leur passage.

Fonds Larion
Nous étions loin d'imaginer que derrière ce rideau vert, se cachait.... ©C. Cupti

Un mur carrément! Un mur! Ce n'est pas normal! En Martinique, il y a deux poids, deux mesures. C'est ce que dénonce l'Assaupamar, dans plusieurs dossiers. Le littoral, c'est le littoral pour tous !, proteste Joël Joseph Mérélix, le président de l'association écologiste.

Certaines riverains ont installé des piscines, d’autres, des canalisations pour les eaux débouchant directement sur la mer.

Ce qu'on a vu sur les réseaux sociaux, c'était l'arbre qui cachait la forêt. Nous étions loin d'imaginer que derrière ce rideau vert, se cachait un tel aménagement.
Que le Préfet, en charge du contrôle de légalité, nous explique pourquoi il y a une différence de traitement, entre ce que nous voyons et vivons à Sainte Luce et ce qui est arrivé à Monsieur Nomis, au François, demande Hervé Pinto, de l'association Jistis Matinik.

Maintenant, il faut que le maire de Sainte-Luce prenne toutes les dispositions, pour voir qui est en règle et qui ne l'est, afin de régler les situations des 50 pas géométriques, ajoute le chanteur de reggae dancehall Pleen Pyroman.
 

Pour les manifestants, le message est clair, il ne s’agit aucunement d’un mouvement à connotation raciste.

On ne veut pas d'une Martinique ghettoïsée.Cet accès là doit être libre, pour tout le monde,quelles que soient la couleur de peau, la religion, la catégorie sociale, pour les Martiniquais et les touristes.
Je rappelle qu'en 2007, nous avons mené un combat similaire, précurseur.
Nous étions venus, avec les militants de l'Assaupamar, libérer les entraves qui empêchaient la libre circulation sur le littoral. Ce combat avait fait couler beaucoup d'encre, et beaucoup de salive, aussi. J'ai été mis en garde-à-vue. Après ce combat, nous avons réussi à faire adopter un décret qui rendait la loi littoral de 1986, applicable en Outre-mer, précise le député Jean Philippe Nilor.

Certains manifestants prévoient de se mobiliser tous les dimanches, afin de s’assurer que le littoral martiniquais reste accessible à tous.
Une réunion est prévue ce lundi matin à 11 heures, entre le Préfet et le maire de Sainte-Luce.

 

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