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L'affaire Ceregmia provoque une manifestation à Fort-de-France

justice
Manifestation
Syndicats d'enseignants, universitaires ou citoyens, manifestent dans le contexte de l'affaire Ceregmia (samedi 10 mars 2018). ©Michel Joseph
Manifestation dans le contexte de l'affaire Ceregmia à l'appel notamment de syndicats et de citoyens par le biais des réseaux sociaux, ce samedi matin à Fort-de-France. Ils redoutent le retour à l'Université des personnes mises en cause dans cette affaire.
À l'appel de syndicats, d'universitaires, d'associations ou de simples citoyens, une manifestation se déroule entre la maison des syndicats et la Savane à Fort-de-France dans le contexte de l'affaire du Ceregmia (laboratoire de recherche de l'Université où trois professeurs sont mis en examen dans une présumée affaire de détournement de fonds). 

Les manifestants réclament un fonctionnement plus serein à l'Université


C'est le cas de l'Unsa Éducation, et notamment ses syndicats de l’enseignement supérieur, qui "soutiennent et s’associent à l’appel à la mobilisation du samedi 10 mars, non pas pour influencer la justice (comme certain.e.s voudraient le laisser croire...), mais pour lui demander (parce que nous croyons en la capacité du juge à rester impartial) de se prononcer enfin pour permettre le retour d’un fonctionnement normal à l’Université, aussi bien pour les personnels que pour les étudiants". 
Pancarte
©M.Joseph
Sur les réseaux sociaux, les réactions sont très vives quant à un éventuel retour de ces trois personnes sur le campus de Schoelcher. L'écrivain Raphaël Confiant est l'un des internautes les plus actifs. "Il faut donc manifester pour rappeler l’évidence : une société ne peut longtemps vivre si les règles communes ne sont pas respectées. Comment expliquer à un(e) jeune qu’il faille respecter des règles si celles-ci sont clairement et spectaculairement violées par ce qui serait (ou se présente comme telle) une supposée élite ?"
Manifestation
©M.Joseph

Décision judiciaire très attendue le 13 mars


Les trois mis en cause dans l’affaire du Ceregmia (Fred Celimène, Kinvi Logossa, et Eric Carpin), ont sollicité du juge d’instruction que leur contrôle judiciaire soit supprimé et qu’ainsi ils puissent retourner enseigner à l’Université. Ils ont acquis le droit d’enseigner à nouveau car la décision disciplinaire les révoquant ou les suspendant temporairement a été annulée par le Conseil d’État pour des raisons de forme.

Les avocats des trois personnes mises en examen dans l'affaire, dénoncent les pressions exercées dans ce dossier. Des pressions des associations et des enseignants de l'Université "pour empêcher que la justice soit rendue sereinement dans cette affaire", disent-ils. Le tribunal doit se prononcer le 13 mars prochain sur le contrôle judiciaire des trois concernés.
Manifestation silencieuse
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Manifestation silencieuse mais très expressive ©Cécile Marre
Rassemblement
Une mobilisation organisée grâce notamment aux réseaux sociaux ©Cécile Marre
Passage dans le centre ville
Passage devant la mairie de Fort-de-France ©Cécile Marre
Une centaine de personnes
Une centaine de personnes dans les rues de Fort-de-France, samedi 10 mars 2018. ©Cécile Marre
Étudiants
De nombreux étudiants ont pris part à la manifestation. ©Caroline Popovic
Manifestation expressive
Manifestation expressive dans le contexte de l'affaire Ceregmia. ©Caroline Popovic
Apaisement ?
L'apaisement prôné dans ce dossier par le nouvel avocat de l'Université," ne passe pas". ©Caroline Popovic






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