L'AVCA souhaite une nouvelle instruction

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Les membres de l'Association des Victimes de la Catastrophe Aérienne du 16 août 2005 étaient réunis en Assemblée générale ce samedi (24 juin 2017), au Lamentin. ©MARTINIQUE 1ERE
L'Association des Victimes de la Catastrophe Aérienne du 16 août 2005 a tenu son assemblée générale ce samedi (24 juin) au Lamentin. Douze ans après, elle réclame toujours que la lumière soit faite sur les circonstances de l'accident.
L'AVCA a tenu son assemblée générale ce samedi (24 juin) au Lamentin. Douze ans après le crash aérien du 16 août 2005, les familles des victimes veulent que la lumière soit faite sur les circonstances de l'accident. "Au nom de quoi accepterait-on ici à la Martinique ce que l'on n'accepterait nulle part ailleurs ?", se demande Maître Alex Ursulet, le nouvel avocat de l'AVCA. "C'est la chronique d'un fiasco annoncé avec des juges incompétents. Il y a des juridictions spécialisées en France en matière d'accident d'avions. S'il faut que l'on en appelle au président nouvellement élu, nous le ferons, pour qu'il vienne voir ce qui se passe ici".

Il y a quelques semaines, lors de la campagne des élections législatives, Rose-Marie Taupin-Pélican s'adressait dans une lettre ouverte à l'ensemble des candidats. "Nous comptons sur votre engagement à vous mobiliser sur cette affaire et faire en sorte que nous soyons de nouveau tous martiniquais", écrivait la présidente de l'AVCA. "De nombreuses zones d’ombres demeurent et la Justice refuse de les explorer, elle refuse de considérer tous les maillons de la chaîne des responsabilités malgré toutes les demandes d’actes faites par nos avocats".

Des dysfonctionnements multiples


"Des juges ont pu rendre des décisions avec des documents qui n'étaient pas traduits. Et quand enfin, ils ont eu la traduction de ces documents, le même jour où ils recevaient les documents traduits, ils prennent une ordonnance de non-lieu. Mais à quel moment ont-ils lu les documents pour savoir si les mesures d'instructions qu'ils avaient prises étaient suffisantes ?", explique Maître Corinne Boulogne Yang-Ting, l'autre avocat de l'AVCA. "Judiciairement, le but est de faire annuler cette ordonnance de non-lieu et que cette instruction recommence".

En septembre prochain, la justice devra se prononcer à nouveau dans cette affaire. Elle devra confirmer ou pas le non-lieu prononcé en première instance.
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