"Le campus de Schoelcher n'est pas un tribunal", selon les étudiants opposés au blocage

éducation
Université : Pôle Martinique
L'entrée du campus de Schoelcher en Martinique ©JCS
Sept représentants légitimés par la communauté des étudiants ne soutiennent pas le conflit qui dure depuis plusieurs jours. "Le campus de Schoelcher n'est pas un tribunal" déclare Jean-Philippe Claude, élu au conseil académique. Les sept élus prennent position et signent une motion.
Leurs voix comptent sur le campus de Schoelcher. Ils sont tous élus par l'ensemble de la communauté des étudiants. Dans une motion rendue publique ce mardi 3 avril, Jean-Philippe Claude, Raïssa Gabourg, Jackenson Harrigan, Yonella Toussay, Alvin Audar, Claudy Laguerre et Jérénice Eduards  souhaitent le rétablissement rapide du fonctionnement du pôle de Martinique, et l'organisation des examens dans la plus grande sérénité.

"Nous souhaitons une organisation des examens dans la plus grande sérénité"

Les étudiants élus par la communauté universitaire demandent au président d'utiliser son pouvoir de police pour la remise en marche du pôle de Martinique. "Le campus de Schoelcher n'est pas un tribunal, nous sommes d'accord avec les engagements pris par le président de l'université Eustase Janky, et nous souhaitons une organisation des examens dans la plus grande sérénité" déclare Philippe Claude élu et doctorant au conseil académique du pôle de Martinique.
Dans leur motion, ces élus condamnent le blocage et la prise en otages des étudiants par des personnes extérieures à l'université, mais aussi l'attitude de la vice-présidente du pôle Martinique. Les sept élus du conseil académique qui s'expriment au nom des 4000 étudiants du pôle de Martinique, refusent de soutenir un mouvement organisé par "un collectif non représentatif des étudiants et enseignants-chercheurs", disent-ils.

motion des élus étudiants du campus de Schoelcher

Situation complexe...

 

Les vacances ne calment pas les tensions sur le campus de Schoelcher depuis l'annonce du retour des enseignants-chercheurs impliqués dans l'affaire du Ceregmia. D'un autre côté il y a un collectif d'étudiants soutenus par les présidents des fédérations de parents d'élèves (UPEM et FCPE), mais aussi par des membres du comité vigilance anti-corruption.

Au cours d'une conférence de presse ce mardi matin, au local de l'UPEM à Fort-de-France, le collectif exige que le président de l'université, applique les arrêtés d'interdiction d'accès aux enceintes et locaux pris en  juillet 2015 et confirmés par le Tribunal administratif (24 juillet 2015). Il souhaite que l'université défende ses intérêts en se pourvoyant en cassation.
Eustase Janky a déclaré, la semaine dernière, ne pas pouvoir aller à l'encontre des nouvelles décisions de justice autorisant les trois enseignants à reprendre leur fonction d'enseignant au sein de l'université. Dans un courrier en date du 28 mars dernier le président de l'université annonce qu'il prendra toutes  les dispositions nécessaires pour que la sécurité soit rétablie sur le campus de Schoelcher, et souhaite aussi que tous les enseignements et examens se déroulent dans les conditions normales.
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