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Le collectif Lyannaj Pou Dépolyé Matinik interpelle l'État sur le chlordécone

chlordécone
Collectif Lyananj pou dépolyé Matinik
le collectif Lyannaj Pou Dépoylé Matinik était en réunion vendredi 14 juin à la maison des syndicats à Fort-de-France. ©Christine Cupit
La population est appelée à manifester dans les rues de Fort-de-France, ce samedi matin (15 juin 2019). Le collectif Lyananj Pou Dépolyé Matinik, veut interpeller l'État sur l’absence de mesures pour résoudre la question du chlordécone et des pesticides.
Déjà vendredi soir (14 juin 2019), une réunion s’est tenue à la maison des syndicats à Fort-de-France. Associations écologistes, féministes, organisations syndicales, agriculteurs et élus. Étaient présents également des représentants de la Guadeloupe et de France.
 

Aucune mesure concrète jusqu'à maintenant !


C’est une levée de bouclier qu’espère déclencher le collectif Lyannaj Pou Dépoylé Matinik. La démonstration de force (espérée), dans les rues de Fort_de-France, n’a qu’un seul objectif : mettre l’État face à ses responsabilités, concernant, la problématique du chlordécone et des pesticides.

Depuis le forum organisé il y a un an déjà, 52 propositions ont été remises au Préfet. En septembre dernier, Emmanuel Macron en visite aux Antilles, s’était engagé pour l’objectif du zéro chlordécone.
Pourtant, aucune mesure concrète n’a été prise depuis.
 

L’appel à manifester dans les rues de Fort-de-France n’est qu’une étape


La Martinique, la Guadeloupe mais également des adhérents venus de France, avec notamment l'Union Syndicale Solidaire de Bretagne, unissent leurs forces. Celle-ci est la première à avoir intenté un procès, contre le fabricant de pesticides américain Monsanto et obtenu sa condamnation.
Cette association a aussi réclamé un audit sur les pesticides, dans lequel l’Europe épingle la France pour son bilan accablant.

L’appel à manifester dans les rues de Fort-de-France n’est qu’une étape. Le collectif Lyannaj pour Dépolyé Matinik prévoit aussi des actions en justice, contre l’État, pour son inaction face à la problématique du chlordécone et des pesticides.
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