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Le collectif "Zéro chlordécone zéro poison" déplore le silence des politiques 

chlordécone
Collectif zero chlordecone conférence du 8 février 2020
Les membres du collectif "Zéro chlordecone zéro poison" ont présenté le bilan de leur action au public (8 février 2020) ©Martinique la 1 ère
Les membres du collectif "Zéro chlordécone Zéro poison" étaient à la rencontre du public au Parc naturel de Tivoli samedi (8 février 2020) à Fort-de-France. Avec un objectif, celui de la valorisation des terres qui ne sont pas empoisonnées par le chlordécone.
 
Après avoir remporté un premier succès avec la campagne "Chlordétox" qui vise à réaliser des tests de chlordécone pour mesurer le taux de pesticide dans le sang, le collectif "Zéro chlordécone zéro poison" en appelle à nouveau au soutien de la population. 

À l'occasion d'une conférence de presse qui se déroulait samedi (8 février 2020) au Parc naturel de Tivoli à Fort-de-France, le collectif a appelé un maximum de Martiniquais à le soutenir.

(Re) voir le reportage de Dominique Legros et d'Olivier Nicolas Dit Duclos.
Le collectif "Zéro chlordecone zéro poison" a invité le public à partager son bilan le 8 février 2020 ©Martinique la 1 ère
 En effet, outre l'importance d'effectuer ce test de dépistage qui est désormais gratuit suite à l'action de ce collectif, l'accent a été mis sur la nécessité d'obtenir une adhésion plus forte de la population. Selon ses membres, la suite des actions efficaces à mettre en œuvre en dépend. 

Dans le cadre de ses préconisations, le docteur Jos-Pelage, l'une des pionnières dans ce dossier, a par ailleurs mis l'accent un constat :

60 % des terres en Martinique ne sont pas contaminées par le chlordécone. C'est cela qu'il faut défendre devant les autorités et il faut que la population soutienne le collectif.

La gratuité du test de dépistage du chlordecone dans le sang 

L'amendement relatif au dépistage gratuit du taux de chlordécone des habitants de Guadeloupe et Martinique a été adopté à l'assemblée nationale, mardi 17 décembre 2019.

Près de 40 ans après l'utilisation de cet insecticide qui aurait contaminé près de 95% des Guadeloupéens et 92% des Martiniquais, selon Santé publique France, l'État jugé "premier responsable" de la pollution à la chlordécone s'engage donc financièrement auprès des Antillais.

L'amendement prévoit la mise en place de ce dépistage en parallèle d'une grande campagne de sensibilisation au dépistage sur les territoires de la Guadeloupe et de la Martinique.