Coup d'accélérateur du plan de sécurisation du personnel et des patients du CHU de Martinique

hôpital
CHUM
Centre hospitalier universitaire de Martinique ©B. Brault

Depuis l'enlèvement d'un patient hospitalisé au CHU de Martinique (samedi 17 avril 2021), les rondes des patrouilles de police ont été accentuées aux alentours de l'établissement. Les autorités se sont engagées pour donner un coup d'accélérateur aux travaux de sécurisation de l'hôpital.

Après le choc vécu par les patients et le personnel du CHUM (Centre hospitalier universitaire de Martinique) samedi 17 avril 2021, suite à l'enlèvement d'un patient soigné pour blessures par balles, l'heure est au renforcement de la sécurité autour et à l'intérieur de l'établissement.

Les premières mesures d'urgence ont été prises dès lundi (19 avril) en concertation entre la direction du CHUM, la préfecture et l'ARS (agence régionale de santé). 

Dans un 1er temps, le nombre de rondes de policiers a été accentué aux alentours de l'établissement. 

Dans un second temps, les acteurs de la sécurité de l'hôpital sont entrés en concertation, pour élaborer un plan de sécurisation à grande échelle dont les bases avaient déjà été posées avant l'enlèvement du patient. 

Entretien avec Benjamin Garel, directeur du centre hospitalier universitaire de Martinique réalisé le mercredi 21 avril 2021 par Brigitte Brault. Montage : Jean-Claude Samyde. 

Interview Benjamin Garel

Une feuille de route a été définie sur les thématiques suivantes :

♦Les infrastructures seront modifiées pour améliorer les conditions de sécurité des agents hospitaliers et des patients


♦Un protocole d’évaluation entre les services du CHUM et de la DDSP (direction départementale de la sécurité publique) pour sécuriser chaque admission au CHUM identifiée à risque est à l'étude 

♦Le protocole de sécurisation du service des urgences sera révisé

Les conclusions de ses travaux seront remis d’ici au 31 mai 2021.

La sécurité des infrastructures du CHUM sera également renforcée à l’aide des crédits alloués par l’agence régionale de santé. Des crédits dans le cadre du plan d’action relatif à la sécurisation des établissements de santé et du fonds de modernisation des établissements de santé qui s’élèvent à plus de 500 000 euros.