De la prison ferme pour le beau-père et une peine avec sursis pour la mère, après l'agression d'un arbitre de football

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Les images de la vidéo du couple au domicile de l'arbitre Samuel Nomer. ©RS
La justice a été ferme dans le traitement du dossier de deux personnes qui ont agressé un arbitre de football à son domicile. Jugé en comparution immédiate, jeudi 15 octobre 2020, la femme écope d'une peine de 6 mois avec sursis. Le beau-père est condamné à un an de prison avec mandat de dépôt. 
Deux personnes ont été présentées ce jeudi 15 octobre 2020 en comparution immédiate pour des faits de violences au domicile d'un arbitre de football.

La mère d'un joueur écope d'une peine de 6 mois avec sursis, le beau-père lui, d'une peine d'un an de prison ferme avec mandat de dépôt. Il dormira dès ce soir au centre pénitentiaire de Ducos.


Rappel des faits


À l'issue du match de football de Régional 1, dans la poule B entre le Club Franciscain et l'Essor (vendredi 9 octobre 2020), un jeune joueur de l'Essor Préchotin s'en prend à l'arbitre Samuel Nomer à la fin de la rencontre, pour une faute signalée par le référé.

Dans les vestiaires le jeune insulte l'arbitre. Ce dernier lui notifie un carton rouge avec inscription des faits dans son rapport de match. 

L'affaire qui a débuté sur le terrain sportif, se poursuit le mardi 13 octobre 2020 aux environs de 17 heures. La mère et le beau-père du joueur se rendent au domicile de Samuel Nomer à Saint-Pierre pour lui demander des comptes. Violence, dégradation, insultes, les deux accusés se déchaînent. Samuel Nomer filme toute la scène, malgré les menaces subies.
 

Un déchaînement de violence 


Quelques minutes plus tard les gendarmes interpellent le couple pour le placer en garde à vue. L'arbitre a été entendu et a donné sa version des faits. Les enquêteurs ont également en leur possession une vidéo tournée par l'arbitre.

Des deux accusés, le beau-père "est défavorablement connu de la justice", d'après les éléments du dossier.  

Le parquet de Fort-de-France a signé le 31 janvier 2020 à Fort-de-France, une convention afin de renforcer les actions pour lutter contre les violences sur les terrains. Cette convention vient donc de s'appliquer avec fermeté en guise d'avertissement pour les auteurs de tels agissements.