Énergie : la Martinique en panne d’idées

éditorial
Manifestation de l'Assaupamar
Manifestation des écologistes de l'Assaupamar devant l'usine Galion 2 (Trinité, samedi 3 septembre 2016) ©Manifestation
La mobilisation des écologistes contre la mise en route de l’usine de production d’électricité de la société Albioma ne doit pas nous faire oublier que la Martinique est en panne d’une politique ambitieuse de l’énergie.
La controverse sur l’usine de production d’électricité implantée à Trinité par une entreprise française est loin de se terminer. Au-delà de la mobilisation des écologistes de l’Assaupamar, un peu tardive, au-delà de la polémique politicienne sous-jacente à ce dossier, une question se pose : comment produire de l’électricité autrement que par les usines polluantes d’EDF utilisant du pétrole ?
 
Le vent, le soleil, la mer sont des sources d’énergie renouvelables et donc permanentes dans notre île tropicale. Malgré quelques expériences prometteuses, aucune généralisation en vue. De grandes villes européennes utilisent le soleil pour l’éclairage public. Rien de tel ici. En Europe et en Amérique, des champs immenses sont parsemés d’éoliennes géantes. Rien de tel ici, où des milliers d’hectares de terre sont délaissés. Quant à l’énergie tirée des différences de température de la mer, il s’agit encore d’un projet.
 
Alors que nous savons que l’électricité à base d’hydrocarbures est condamnée et programmée, qu’est-ce qui nous empêche d’innover ? L’omnipotence d’EDF ? Le lobby du pétrole ? Notre insouciance ? La controverse sur l’usine électrique du Galion nous occupe, mais la politique de l’énergie s'écrit avec des points de suspension et d’interrogation...