L'extraordinaire parcours de la Martiniquaise Stéphanie Saint Clair cheffe de gang dans les années 20 à New York

histoire
La martiniquaise Stephanie St Clair
La Martiniquaise Stephanie St Clair, est devenue, en son temps, la femme noire la plus riche des Etats-Unis… ©Martinique la 1ère

En 1923, Stéphanie Saint Clair s’impose à Harlem, New York, comme la reine des Numbers, la loterie clandestine et résiste à la mafia...Voici l'histoire méconnue de cette Martiniquaise au parcours extraordinaire.

New-York, 1925…En pleine prohibition, la mafia prospère grâce à la contrebande d’alcool.

Cinq familles contrôlent la quasi-totalité des activités illicites dans Manhattan et ses environs. Seul Harlem, le quartier des noirs, n’est pas totalement verrouillé par les gangs Italiens et Judéo-Irlandais.

Ici c’est une femme qui règne sur le crime organisé. Stéphanie Saint Clair, une Martiniquaise à la tête de la loterie clandestine de Harlem, l'une des entreprises criminelles les plus lucratives de la ville.

 

 Stéphanie St Clair
Une femme qui règne sur le crime organisé ; Stéphanie St Clair, une martiniquaise à la tête de la loterie clandestine de Harlem. ©Martinique la 1ère

 

C’est aux Terresainvilles que Stéphanie est née, à la fin du 19e siècle. Fille unique de Félicienne Sainte-Claire, originaire du Vauclin, elle grandit dans ce tout récent quartier de Fort-de-France qui accueille une grande partie des sinistrés du nord, après l'éruption de la montagne Pelée en 1902.

De nombreux logements sont donc construits à l’endroit des anciens marécages. "Sans eau courante ni aménagement sanitaire", raconte l'historien Léo Ursulet.

Stéphanie fréquente l’école du quartier où elle apprend à lire, mais aussi et surtout à compter et à calculer. Compétences qui lui seront extrêmement utiles par la suite.

Mais à l’adolescence, sa réalité sociale l'a rattrape, l’obligeant à abandonner sa scolarité.

Elle débarque à New-York le 30 juillet 1911. On perd ensuite sa trace pendant 5 ans avant de la retrouver dans l’un des gangs les plus actifs de Harlem, avec un nom "américanisé". Il faut désormais l’appeler Stéphanie Saint Clair…

Voici la première partie de cette histoire avec Eddy Bellerose, Olivier Auguste et Eddy Sainte-Rose.

L'histoire de Stéphanie Saint Clair

En 1923, la Martiniquaise Stéphanie Saint Clair s’impose à Harlem, New York, comme la reine des Numbers, la loterie clandestine. Elle est "la banquière" celle qui prend les paris, rémunère les éventuels gagnants et surtout celle qui empoche les bénéfices.

Elle avait environ 20 contrôleurs, 40 coursiers et était capable d’engendrer 250 000 dollars de bénéfices par an. Donc après avoir investi 10 000 dollars dans ce business elle n’a plus jamais fait marche arrière. C’était un énorme succès à Harlem".

Queenzflip / Rappeur spécialiste de l’histoire des gangs aux Etats-Unis

 

Voici la deuxième partie de cette histoire avec Eddy Bellerose, Olivier Auguste et Eddy Sainte-Rose.

 

La Martiniquaise Stéphanie Saint Clair (Née Sainte-Claire), cheffe de gang à NY

 

L'intelligence de Stéphanie Saint Clair lui a permis de traverser le siècle quand tous les gangsters de New York s’entretuaient.

"Madame Queen" s’éteindra paisiblement à près de 80 ans, toujours à la tête d’un important patrimoine, et sans le moindre ennemi à ses trousses.