La justice ordonne la levée des blocages devant l'hôpital Pierre Zobda Quitman

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Maître Germany
L'avocat Georges Emmanuel Germany, nouveau bâtonnier de Martinique. ©Martinique la 1ère
La justice demande aux syndicats qui s’opposent au contrôle du passe sanitaire de mettre fin aux entraves. Décision rendue hier après-midi (18 octobre 2021).

Touché mais pas coulé, c'est ainsi que l'on pourrait traduire la réaction des syndicats de la santé à l’issue de cette décision de justice.

Le tribunal a finalement entendu la demande de la direction du Centre Hospitalier Universitaire de Martinique. Il estime que des troubles illicites ont été provoqués aux abords des hôpitaux. Il demande aux syndicats qui s’opposent au contrôle du passe sanitaire de mettre fin aux entraves. Une demande qui s’accompagne d’une astreinte financière de l’ordre  500 € par jour et par syndicat.

Par ailleurs, la demande de médiation pourtant acceptée par la direction et les syndicats, a été rejetée par la justice. Maître Georges Emmanuel Germany, avocat de l'intersyndicale, s'en prend en particulier au directeur du CHUM. Pour lui, c’est la présence des gendarmes devant l'hôpital qui entrave l’accès aux soins. 

 

Maître Germany

 

Maître Georges Emmanuel Germany compte déposer un recours devant le tribunal administratif.

Côté syndical, Serge Aribo, l'un de ses dirigeants, considère qu’il y a "une collusion entre la justice et les autres institutions de la République". Selon le syndicaliste, cette semaine sera décisive pour l’hôpital. "Il faudra faire un choix entre l’accès aux soins pour les malades ou alors l’application de cette loi sur l’obligation vaccinale et le pass sanitaire".

Il cite l’exemple de l’hôpital Maurice Despinoy (ex-hôpital psychiatrique de Colson), "qui pour permettre la continuité des soins, n’exige plus le pass, en raison du nombre limité de soignants non vaccinés", pour l’instant.

"Tous les acteurs concernés par la situation de crise actuelle seront amenés, qu'ils le souhaitent ou pas, à travailler ensemble"

 

En réaction aux graves incidents de vendredi dernier, l'Union Régionale des Médecins Libéraux de Martinique (URML), condamne les violences qui ont émaillé la journée dans l'enceinte de l'hôpital Pierre Zobda Quitman.

Les médecins libéraux de Martinique apportent leur soutien et leur totale solidarité à leurs confrères médecins hospitaliers qui, depuis plusieurs mois, font preuve d'un courage et d'une abnégation sans limite face à une épidémie meurtrière et qui sont victimes d'agressions verbales et de menaces physiques inacceptables.

 

L'URML appelle l'ensemble des parties, et en particulier les organisations syndicales, la Direction du CHUM, l'ARS et les représentants de l'Etat à l'apaisement et à la reprise immédiate du dialogue.

 

Il paraît évident que tous les acteurs concernés par la situation de crise actuelle seront amenés, qu'ils le souhaitent ou pas, à travailler ensemble demain pour la santé et le bien être des Martiniquais. Et c'est bien là l'essentiel.

 

L'URML se tient à la disposition de l'ensemble des acteurs en présence pour contribuer au retour urgent de la sérénité.

Anne Criquet-Hayot, présidente de l'URML Martinique