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Comment endiguer la violence parmi les jeunes en difficulté ?

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Discussion sur le thème : comment endiguer la violence parmi les jeunes en difficulté ? ©Martinique la 1ère
La violence chez les jeunes en difficulté: c'était la thématique d’une journée de réflexion mercredi (5 février 2020), au Lamentin. C’est l’association La Ruche qui l’a organisée, en partenariat avec la CTM.
La violence fait partie du quotidien des professionnels qui accompagnent les jeunes en difficulté.

A l’association La Ruche, les éducateurs spécialisés ont en charge une cinquantaine de jeunes filles, âgées de 13 à 18 ans, toutes confrontées à des problèmes familiaux ou sociaux.

Le placement dans une institution est parfois mal vécu, par ces adolescentes. Elles développent alors, une forme de violence, en guise de réponse à leur détresse.

Ces jeunes filles ont parfois, comme seul moyen d'expression, la violence. Elles ont du mal à expliquer leur mal-être. Et c'est vrai que ça se décrit parfois au quotidien, par des violences entre elles, parfois des violences envers le travailleur social. Et nous devons au quotidien, pouvoir faire face, prévenir, témoigne Mirella Mencé, éducatrice spécialisée à La Ruche.


En milieu ouvert, les phénomènes de violence sont d’un autre genre. Les travailleurs sociaux qui interviennent au domicile des jeunes en difficulté, sont surtout focalisés sur la prévention et les relations parents/enfants pour éviter notamment, les maltraitances.

Souvent, on doit amener les parents à revoir leur mode éducatif. Lors de situations de conflit ou de crise, on peut s'interposer face à un parent ou essayer de raisonner l'enfant. Comment trouver des solutions alternatives aux coups?, explique Louis Emmanuel Harnois, éducateur spécialisé à la CTM.


Pour endiguer ces phénomènes de violence parmi les jeunes en difficulté, de nouveaux dispositifs d’accompagnement ont été mis en place.

Nous avions des protocoles où la police intervenait directement et immédiatement. Lorsque le directeur de l'institution de placement, posait une main levée, le mineur se retrouvait en rupture et souvent en détention. Quand nous avons travaillé la question en concevant de nouveaux programmes,  on a réduit la violence, précise Hughes Makengo, directeur territorial adjoint, à la protection judiciaire de la jeunesse.


 450 mineurs sont suivis par la protection judiciaire de la jeunesse, en Martinique. Les chiffres sont en baisse, depuis quelques années.