Le préfet de Martinique condamne les blocages, les dégradations et les violences à l’aéroport

violence le lamentin
Aéroport du Lamentin
L'aéroport Aimé Césaire au Lamentin ©Samac
Samedi 29 février 2020, plusieurs activistes se sont manifestés à l’aéroport de Martinique, pour tenter d’empêcher l’atterrissage d’un avion en provenance d’Italie, dans un contexte de Coronavirus. En début de soirée, un bus de touristes a été pris pour cible. 
Tout a commencé à l’aéroport Aimé Césaire dans l’après-midi (samedi 29 février 2020), où plusieurs manifestants ont tenté de perturber l’atterrissage d’un avion en provenance d’Italie à vide, lequel devait récupérer des passagers au sortir d’une croisière dont le terminus était Fort-de-France.

Certaines personnes ont cherché à pénétrer dans les espaces sécurisés de l’aérogare pour bloquer le fonctionnement de la plateforme aérienne. Puis en milieu de soirée, d’autres activistes s’en sont pris à un car de touristes majoritairement allemands en transit, avant d'embarquer sur un paquebot de la compagnie MSC au port de la ville.
Bus bloqué sur l'autoroute
Bus de touristes allemands pris pour cible sur l'autoroute en Martinique (29 février 2020). ©Ronan Bonnec
Le bus a été immobilisé en plein autoroute. Ses pneus ont été crevés et des tags ont été inscrits sur la carrosserie du véhicule. Les images ont été rapidement relayées sur les réseaux sociaux et sur plusieurs chaînes nationales le lendemain (dimanche 1er mars 2020).  

Dans un communiqué, Stanislas Cazelles, le nouveau préfet de la Martinique, a condamné "avec la plus grande fermeté les blocages, les dégradations et les violences à l’aéroport". 

La  liberté d’expression et la liberté de manifestation constituent des garanties constitutionnelles essentielles à notre démocratie. Elles ont pour corollaire la nécessité de respecter la législation et les autres citoyens. 

En outre, le représentant de l’état a rappelé qu’un dispositif de contrôle sanitaire est  installé à l’aéroport et qu’il cible en particulier les passagers en provenance des zones à risque.

Stanislas Cazelles a enfin précisé que les touristes Italiens qui quittaient la Martinique ont fait l’objet d’un dispositif spécifique d’accompagnement sur la plate-forme, pour ne pas se mélanger avec les autres voyageurs.

(Re)voir le reportage de Cécile Marre et de Jean-Marc Kénnenga.
Cécile Marre - Jean-Marc Kennenga
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