Le 8 mars, journée internationale des droits des femmes fer de lance du combat des associations féministes en Martinique

journée internationale des droits des femmes
UFM / droits des femmes
L'UFM invite à marcher pour les droits des femmes. ©L'UFM

Si le marketing prend parfois le pas sur la conscience civique, l’esprit de la Journée internationale pour les droits des femmes est toujours respecté en Martinique.

Espérons que cette année, nous n’entendrons pas parler de la « journée de la femme » en ce 8 mars !

Les mots ont un sens. Il n’est pas innocent de les utiliser à mauvais escient.

Quitte à jouer les rabat-joie, il s’agit bien de la Journée internationale le lutte pour le droit des femmes. Un peu long à retenir et à dire, c’est vrai. Nous pouvons préférer la locution courante « Journée internationale des droits des femmes ».

Clair et précis. Que l’on ne nous vienne pas nous mystifier avec une « fête de la femme », à l’instar de la fête des mères.

Ce n’est pas le jour idéal pour offrir des fleurs ou pire, un appareil électroménager.

Ni pour pratiquer des promotions exceptionnelles dans les salons de coiffure ou d’esthétique. Le calendrier est riche des 364 autres jours de l’année pour des opérations commerciales, qui seraient dévalorisantes ce jour-là.

Un siècle de luttes incessantes

 

Cette journée de lutte a été instaurée en 1910 par les militantes socialistes et révolutionnaires européennes du début du 20ème siècle.

Elles réclamaient que les femmes puissent voter et travailler sans discrimination.

De nos jours, globalement, ces droits sont acquis, bien que que certains soient refusés ici et là. Par exemple, l’interruption volontaire de grossesse, encore interdite totalement ou partiellement dans une quarantaine de pays dans le monde.

La nécessité de se mobiliser sans désemparer pour parvenir à la stricte égalité entre femmes et hommes n’a pas disparu.

Tant que les disparités existeront entre sexes, le féminisme ne disparaîtra pas.

Même si certains auraient aimé que l’on cesse de parler d’inégalités et de discriminations dont sont victimes en majorité les femmes. Ce n’est pas par hasard que l’ONU a décrété cette journée internationale, en 1977 seulement.

Le féminisme n’est pas mort

 

L’Union des femmes de Martinique (UFM) n’a eu de cesse depuis sa création en 1944 de faire abolir de nombreux interdits opposés au genre féminin : voter, ouvrir un compte bancaire, travailler sans le consentement du mari, utiliser les moyens contraceptifs, divorcer par consentement mutuel, s’engager en politique.

En 2018, le président de la République avait décrété cause nationale la lutte pour l’égalité entre femmes et hommes, sur tous les plans. Il aurait pu aisément la renouveler en 2021.

La lutte paie, c’est vrai, mais le combat n’est pas encore définitivement gagné.

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