Le scandale chlordécone aux Antilles Françaises commence en 1972

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Manifestations anti-Chlordécone
Manifestation anti-chlordécone à Fort-de-France en novembre 2020. ©Xavier Chevalier

Chlordécone : nous ne savons toujours pas comment nous débarrasser des traces de ce pesticide. Ni comment seront indemnisées ses victimes. Pourtant, les effets nocifs de ce produit chimique hautement toxique sont connus depuis une autorisation accordée en 1972, pour une année seulement...

À cause de la disparition de pièces du dossier et le délai de prescription, nous allons vers un non-lieu dans l'instruction du dossier empoisonnement au chlordécone.

Chlordécone : un mot employé quasiment tous les jours, désormais. Un élément devenu central de notre vie collective. Nous ne savons toujours pas comment nous débarrasser des traces de ce pesticide. Ni quand et comment seront indemnisées les victimes des maladies provoquées par son exposition.

L’Etat se réfugie dans un incompréhensible silence. Pourtant, les effets nocifs de ce produit chimique hautement toxique sont connus depuis longtemps. Précisément depuis un avis négatif rendu par la Commission des toxiques en 1968, saisie pour une autorisation de commercialisation. Une autorisation finalement accordée en 1972, pour une année seulement. 

(Re)voir notre rappel historique lors du journal télévisé du jeudi 21 janvier 2021, présenté par Catherine Gonier-Cléon.  

L'historique du dossier chlordécone aux Antilles Françaises

Il est presque trop tard pour inverser la courbe de l’exposition de la population de Guadeloupe et de Martinique à ce puissant perturbateur endocrinien. Comment agir pour sauvegarder ce qui peut l’être de la santé de nos descendants et de nos pays ? Des questions auxquelles l’État doit répondre. Il en va de sa crédibilité.