Lumina Sophie, une des résistantes de la période post-esclavagiste en Martinique

histoire
L'esclavage libéré de ses chaînes
Symbole de liberté dans la commune du Prêcheur. ©Orythys

22 mai 2021 - 22 mai 1848, soit 173 ans après l’abolition de l’esclavage, le nom Lumina Sophie est gravé dans les mémoires et sur les murs en Martinique et en Guyane, où elle est décédée en martyre à l’âge de 31 ans. C'était la période post-esclavagiste.

Comme chaque année, plusieurs manifestations festives marquent l’abolition de l’esclavage en Martinique, le 22 mai 1848.

Mais cette journée commémorative est aussi l’occasion de se souvenir de l’action déterminée de différentes personnalités durant la période post-esclavagiste encore très dure. Parmi elles, il y avait Lumina Sophie.

Le nom de cette pilotine du sud est aujourd’hui gravé dans la mémoire collective, sur les murs de plusieurs édifices de son île natale et en Guyane. C'est sur ce territoire, dans un bagne à Saint-Laurent, que cette martyre est morte "d’épuisement, de maladie et de mauvais traitements". Elle avait 31 ans.

Lauriane Zacharie chante Lumina Sophie

Au début de l’année 1870, Surprise a 21 ans, résistante et dotée d’une forte personnalité. C’est une jeune femme autonome qui a gardé le contact avec le "pays sucrier" où elle est journalière par moments, vendeuse sur les marchés du hameau de Josseaud et du bourg de Rivière Pilote.

Elle fréquente les artisans du bourg, cultivatrice et couturière rurale elle partage l’amertume des paysans des mornes (...).

 

En 1870, Léopold Lubin, un noir du Marin, membre d’une famille d’entrepreneurs de travaux publics est lourdement condamné dans une affaire l’opposant à Augier de Maintenon, jeune européen, commissaire de marine et chef de service au bourg du Marin. Un mouvement de solidarité active à laquelle s’associe Lumina se développe (...).

Lumina, solidaire du mécontentement populaire

Lumina est arrêtée le 26 septembre 1870 à Régale, sur l’Habitation Eugène Lacaille, et sera incarcérée au Fort Desaix. Plusieurs chefs d’accusation sont retenus contre elle (...).

Le 8 juin 1871, Lumina est condamnée aux travaux forcés à perpétuité pour incendies et participation active à l’insurrection (...).

 

Lumina Sophie arrive au bagne de Saint Laurent du Maroni en Guyane, le 22 décembre 1871 (...). Elle meurt d’épuisement, de maladie et de mauvais traitements, le 15 décembre 1879 à Saint Laurent du Maroni. Elle est alors âgée de 31 ans.

(Source : publication de l’Union des Femmes de Martinique - septembre 2020)

 

Les édifices de Lumina

 

Le lycée de Batelière à Schoelcher.

Lycée Lumina Sophie / Batelière
Une façades du lycée Lumina Sophie, au quartier Batelière à Schoelcher. ©Sandrine Dovin

La tour Lumina de la Pointe-Simon à Fort-de-France.

Tour Lumina
La tour Lumina, érigée à la Pointe-Simon à Fort-de-France. ©Kyotec groupe

Le lycée Lumina Sophie de Saint-Laurent en Guyane (classé 3e meilleur lycée de France en 2021).

Lycée Lumina Sophie en Guyane
Lycée Lumina Sophie, à Saint-Laurent en Guyane (3e au classement national de 2021) ©Image de Guyane 1ère

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