publicité

Le Mouvement Indépendantiste Martiniquais sous administration provisoire : le président Alfred Marie-Jeanne oscille entre surprise et indignation

Le Mouvement Indépendantiste Martiniquais (MIM), est depuis le mardi 5 juin placé sous administration provisoire du cabinet d’Alain Miroite. C'est la suite de l'épisode entre 
les militants historiques et leur leader Alfred Marie-Jeanne. 

Alfred Marie-Jeanne © RnB
© RnB Alfred Marie-Jeanne
  • Maurice VIOLTON
  • Publié le
Alfred Marie-Jeanne oscille entre surprise et indignation depuis l'annonce du placement sous administration judiciaire du MIM (Mouvement Indépendantiste Martiniquais). Le groupe de réflexion patriotique qui a porté cette affaire devant la justice française s'exprimera en fin de semaine.

Dans le camp d’Alfred Marie-Jeanne, depuis la publication officielle de la décision du tribunal, c’est plutôt "la surprise et l’indignation". Cette décision du Tribunal de Grande instance a été prise, "sans respect du contradictoire", selon son entourage. Le chef du Mouvement Indépendantiste Martiniquais, "a aucun moment n’a eu la possibilité, lui ou d’autres dirigeants du parti, tel que le secrétaire national ou le trésorier actuel, de porter une quelconque information ou de présenter un axe de défense", constatent les partisans du chef.

Les comptes du MIM seraient-ils opaques ?


Alfred Marie-Jeanne a été surpris de voir une requête déposée le 31 mai et la décision prise dès le lendemain (1er juin 2018). Il se dit également surpris concernant la comptabilité du parti depuis la dernière assemblée générale connue (2011), que l’administrateur judiciaire doit récupérer.  Annoncé ainsi, cela pourrait laisser croire que les comptes et les finances du MIM sont opaques.

L’avocat Philippe Edmond-Mariette qui conseille son client Alfred Marie-Jeanne, tient à rappeler quavec la présence de parlementaires issus de ses rangs, depuis cette date de 2011 et même avant, fait obligation d'avoir un expert-comptable commissaire aux comptes qui doit régulièrement certifier les documents avant que la Commission de financement des partis politiques ne fasse un quelconque virement. N’est-ce pas là, une première réponse ? Il suffit d’aller sur internet," argumente-t-il. Autant d’éléments parmi d’autres qui ont visiblement irrité Alfred Marie-Jeanne.

Pour autant, l’heure est davantage à la réflexion. Maître Philippe Edmond-Mariette indique très clairement qu’il n’y aura pas de déclaration officielle à cette décision du TGI de placer le mouvement sur administration judiciaire, car ni lui ni son client, n’ont en main toutes les pièces du dossier. Ce qui n’exclut pas une riposte...plus tard.

Sur le même thème

L'actualité la 1ère partout et à tout moment
Téléchargez l'application La 1ère
  • AppStore
  • Google Play