Mozaïk demande à Martinique Transport de clarifier la situation

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Certaines lignes de Schoelcher ne sont pas desservies. ©Christine Cupit
Résiliation ou poursuite ? Un peu plus d'un mois après l'annonce par communiqué de la rupture du contrat entre Martinique Transport et "Ensemble pour Mozaïk", les entreprises gérantes du réseau demandent aux autorités d'éclaircir la situation.
C'est la première fois qu'il s'exprimait depuis le communiqué de Martinique Transport. En décembre dernier, l'autorité unique exprimait son souhait de résilier la délégation de service public (D.S.P.) avec le Groupement Momentané d'Entreprises "Ensemble pour Mozaïk", qui exploite le réseau de transport urbain de la CACEM. Après un énième mouvement social, le Conseil d'Administration de Martinique Transport votait la résiliation de la D.S.P.

Sauf que près de deux mois après, "nous n'avons toujours pas reçu de notifications de la résiliation de la D.S.P. de Mozaïk", a annoncé Lise Moutamalle, directrice générale déléguée à la C.F.T.U., ce vendredi (1er février) lors d'une conférence de presse.
"Nous n'avons pas de dialogue, pas de visibilité sur ce qui va se passer". "Quelle forme de résiliation ?", interroge Max Pied, le président de la SMTV. "Nous ne savons pas. Nous savons que, dès lors que nous sommes notifiés, nous avons un délai de six mois pour pouvoir aller jusqu'au bout du préavis".
 

Des entreprises en danger selon le G.M.E.


Cette incertitude autour de l'avenir de Mozaïk n'est pas sans conséquence. "Nos prestataires ont été informés de cette résiliation. Ils nous posent beaucoup de questions. Et nous n'avons pas de réponses. Par exemple, pour le centre technique de transport qui est en construction, on a de nombreux prestataires qui interviennent. L'absence d'information claire crée des difficultés", assure Lise Moutamalle.

Lors de cette conférence de presse, ce vendredi, les chefs d'entreprise ont aussi voulu alerter sur le modèle économique. "Du fait de la rémunération insuffisante de la délégation de service public, il nous est impossible de changer les véhicules qui sont vétustes. Il y a un déséquilibre financier au sein de la D.S.P. qui est nécessaire de compenser. On n'a pas arrêté de le dire aux différentes autorités", ajoute Max Pied.

En attendant la réponse de Martinique Transport, Mozaïk continue bon an, mal an à assurer le transport routier sur la CACEM. Le Groupement Momentané d'Entreprises compte 750 salariés et rassemble six entités : C.F.T.U., SAITHSOOTHANE SARL, SAT, SMTV et SOTRAVOM et TUDEV. Elles se sont rassemblées en 2010 pour répondre à l'appel d'offres pour assurer le transport urbain dans les quatre communes du Centre jusqu'en 2023.
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