Pass sanitaire et obligation vaccinale : l'intersyndicale du CHUM lance un appel à la grève générale dans un climat tendu

social
Extérieur hôpital Pierre Zobda Quitman
Les bâtiments de l'hôpital Pierre Zobda Quitman à Fort-de-France. ©A.Govindin
Ce lundi 25 octobre 2021 commence par un appel à la grève générale de l'intersyndicale du CHUM. L'objectif est d'obtenir une médiation dans le conflit qui l'oppose à la direction quant à l'application du pass sanitaire et de l'obligation vaccinale dans l'établissement.

Une partie des agents du CHUM (Centre Hospitalier Universitaire de Martinique) refuse l'application en l'état du pass sanitaire et l'obligation vaccinale exigés par la loi du 5 août 2021. Une loi relative à la gestion de la crise sanitaire, mais différée de quelques jours en Martinique à cause d'une préoccupante situation sanitaire.

Le 15 octobre 2021, des scènes de violence inédites ont opposé manifestants et forces de l'ordre à l'hôpital Pierre Zobda Quitman. Depuis, on assiste à un ballet de soutien aux personnels hospitaliers. Des chauffeurs de taxi, des infirmiers libéraux, des agents d'EDF, des motards, des salariés de sociétés de pompes funèbres.

Des soutiens pour influer sur la reprise du dialogue entre la direction du CHUM, l'ARS et l'intersyndicale. D'où cet appel à la grève générale dès ce lundi 25 octobre 2021.

L'objet de la mobilisation est de rassembler la population hospitalière et la population martiniquaise afin d'obtenir une médiation pour sortir l'hôpital de cette impasse.

Jean-Pierre Jean-Louis, FO santé, membre de l'intersyndicale.

 

Nous avons une énorme scission avec d'un côté les anti vaccins, qui peuvent avoir des discours assez agressifs et les pro vaccins qui étaient agressifs et qui sont maintenant terrorisés... Ce n'est pas une situation où l'on peut soigner sereinement.

Benjamin Garel directeur du CHUM

 

Malgré le contexte qu'il décrit, le directeur du CHUM se dit prêt à l'échange avec l'intersyndicale et réitère un appel au calme.

(Re)voir le reportage de Christophe Arnerin et Fabienne Léonce

©Martinique la 1ère