Pêche illégale : saisie de 2 embarcations de pêche du Guyana par les gardes-côte vénézueliens

océan atlantique
Venezuela Port de Guiria
Le garde-côte vénézuélien a escorté les bateaux de pêche guyaniens au Port de Guiria. ©guiriaturismo

Le 21 janvier 2021, les gardes-côte du Venezuela ont confisqué 2 embarcations de pêche du Guyana.  Chaque pays accuse l’autre d’avoir pénétré illégalement dans leurs eaux territoriales respectives. Les membres de l’équipage ont été arrêtés. Trinidad et Tobago joue le médiateur.
 

Les 12 membres de l’équipage de deux bateaux de pêche, le Lady Nayera et le Sea Wolf, sont accusés par les autorités vénézuéliennes de pêche illégale.

Le vaisseau des gardes-côte vénézuélien, le "Comandante Hugo Chavez GC24", a transporté les marins-pêcheurs et leur embarcations au Port de Guiria, située à près de 500 kilomètres du site de l’interpellation.

Garde Cote du Venezuela Comandante Hugo Chavez CH24
Le Comandante Hugo Chavez, le navire du garde-côte vénézuélien qui a interpellé 2 embarcations de pêche du Guyana. ©twitter

Les vénézuéliens ont confisqué les bateaux et l’équipement de pêche. Les marins-pêcheurs doivent attendre 45 jours, le temps pour la justice vénézuélienne de boucler son enquête.

Selon le gouvernement de Guyana  il s’agit d’un enlèvement.  Les deux bateaux de pêche naviguaient dans les eaux territoriales guyaniennes. 

Des discussions infructueuses

 

Ce lundi 25 janvier, 2021, dans une réunion via la plateforme Zoom, le ministre des affaires étrangère du Guyana, Hugh Todd a échangé avec son homologue vénézuélien, Jorge Arreaza. 

La situation n’a pas été réglée, les deux hommes ont simplement décidé de trouvé une solution dans une ambiance sereine et respectueuse.

En cas de difficulté, Trinidad et Tobago, servira de médiateur entre les deux pays qui sont actuellement engagés dans un litige. Le Venezuela réclame les deux-tiers du territoire du Guyana.

Ministres des affaires etrangeres du Venezuela et du Guyana
Hugh Todd, ministre des affaires étrangères du Guyana échange avec son homologue Jorge Arreaza sur la saisie des bateaux de pêche guyaniens. ©facebook

Les propriétaires des embarcations en colère

 

Les propriétaires guyaniens des bateaux affirment que ces embarcations terminaient une sortie en mer de 14 jours quand ils ont été interpellés par les gardes-côte vénézuéliens.  Selon eux, les GPS indiquaient leurs positions à 8 milles nautiques dans les eaux guyaniennes au moment de l’interpellation.  

Ils naviguaient à l’embouchure  de la Rivière Waini près de la frontière nord-ouest avec le Venezuela.  

Kenneth ‘Scarface’ Garroway, propriétaire du Sea Wolf déplore la confiscation de son embarcation flambante neuve qui lui a couté 115.000 euros.

Guyana Pointe Waini
Les bateaux de pêche se dirigeaient vers la Pointe Waini près de la frontière avec le Venezuela. ©guyanachronicle

Une dispute territoriale de longue date

 

Cette saisie intervient quelques jours après les exercices maritimes menés conjointement entre le Guyana et les Etats Unis pour lutter contre la pêche illégale.

Caracas accuse le Guyana de comploter avec les compagnies pétrolières américaines comme ExxonMobil pour le contrôle des territoires terrestres et maritimes qui appartiennent au Venezuela.