Polémique sur la dernière campagne publicitaire des groupements bananiers des Antilles : l’État s’en mêle 

agriculture
Champs de banane
Plantation de bananes ©Jean-Claude Samyde

Le préfet de Martinique lance une enquête pour "pratique commerciale trompeuse" à propos de la récente campagne d’affichage de l’Union des Groupements des Producteurs de Bananes de Guadeloupe et de Martinique (UGPBAN) ventant le caractère Bio des fruits.

Dans un communiqué de presse daté de ce jeudi 14 janvier, le préfet de Martinique annonce le lancement d'une enquête pour "pratique commerciale trompeuse" à l'encontre de l'UGPBAN, suite à sa dernière campagne mettant en avant sa banane dite "Bio" sur des affiches 4x3 et dans des spots audio. 

Les bananes issues de la production biologique représentent moins de 2 % de la production totale de l’UGPBAN. Cette communication peut ainsi induire en erreur le consommateur. 

(Préfecture de Martinique)

 

L’État rappelle que "l’article L121-1 du code de la consommation interdit toute publicité qui repose sur des allégations, indications ou prestations fausses ou de nature à induire en erreur le consommateur".

Des "petits producteurs" mécontents 

 

Certains "petits planteurs" étaient déjà montés au créneau sur nos ondes ces derniers jours en parlant d'"une totale propagande injurieuse", tandis que d’autres collègues ont accepté de s’impliquer dans ces messages publicitaires financés par le groupement antillais.

(Re)voir ce reportage de Frank Zozor et d’André Quion-Quion.

Portraits de planteurs de banane au centre d'une campagne d'affichage en Martinique

Cette enquête initiée par l’État pourrait conduire à une injonction au groupement de retirer les affiches concernées et à des amendes.

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