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Des rues et des places publiques avec des noms de combattants africains : le CRAN applaudit ce souhait du Président Macron

Le chef de l’Etat a encouragé les chefs d’édilités à honorer les combattants africains des troupes alliées, en baptisant de leurs noms, des rues et des places de communes françaises. "La France a une part d'Afrique en elle" a déclaré Emmanuel Macron le 15 août 2019 à Saint-Raphaël. 

Documents personnels de dissidents antillais - débarquement de Provence, le 15 août 1944 © DR / OFF / AFP
© DR / OFF / AFP Documents personnels de dissidents antillais - débarquement de Provence, le 15 août 1944
  • Julie Straboni & Guy Etienne
  • Publié le , mis à jour le
Jeudi 15 août 2019, à Saint-Raphaël (dans le Var, au sud de la France), lors des cérémonies célébrant le 75e anniversaire du débarquement de Provence, Emmanuel Macron a lancé un appel aux maires de France, en présence des Présidents ivoiriens et guinéen.

Je lance un appel aux maires de France pour qu'ils fassent vivre par les noms de nos rues, de nos monuments, la mémoire de ces gens qui rendent fière toute l'Afrique et disent de la France ce qu'elle est profondément : un engagement, un attachement à la liberté et à la grandeur, un esprit de résistance qui unit dans le courage »(…) 
Ces combattants africains, pendant nombre de décennies, n'ont pas eu la gloire et l'estime que leur bravoure justifiait. La France a une part d'Afrique en elle.

Cette idée est encouragée par le Martiniquais Louis-Georges Tin, le président d’honneur du CRAN, (Conseil Représentatif des Associations Noires de France). Ce dernier rappelle toutefois, que "s’il y avait des africains engagés, n’oublions pas les résistants antillo-guyanais".

Louis-Georges Tin, président d'honneur du CRAN (Conseil Représentatif des Associations Noires de France)

Louis-Georges Tin (du CRAN), rappelle que des antillo-guyanais ont aussi participé au débarquement allié en Provence le 15 août 1944.


"On ne peut pas avoir la maison du peuple, où c’est marqué liberté, égalité, fraternité, avec en dessous la statue de Colbert "


Louis-Georges Tin veut aller plus loin, en demandant le retrait devant l’assemblée nationale, de la statut de Colbert (auteur du Code noir*), et que des rues et des édifices publics portant ce nom, soient rebaptisés.

Louis-Georges Tin (président d'honneur du CRAN)

Louis-Georges Tin souhaite que le nom de Colbert disparaisse des rues et édifices publics de France.


* En 1685, le Code noir règle "l'état et la qualité des esclaves"


Louis XIV signe à Versailles en mars 1685 un édit qui, en un préambule et soixante articles, règle dans les possessions françaises d'outre-Atlantique "l'état et la qualité des esclaves" en les qualifiant de bêtes de somme ou de purs objets. C'est le Code noir. Il est préparé par Colbert*. Ce Code sera définitivement abrogé lors de l'abolition de l'esclavage par la France, à la traîne d'autres nations, en 1848.

A lire aussi...(sur Colbert*)
http://www.assemblee-nationale.fr/histoire/esclavage/code-noir.pdf

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