Archipel: diffusion événement de la collection "Contre-histoire de la France d'Outremer". 5 fois 52 mn le mercredi à 21h00

Le passé parle au présent
Et si l’histoire de la colonisation ultramarine était, avant tout, une question de point de vue ?  Les livres d’histoire ne rendent visiblement pas justice à la manière dont elle y a été vécue... Voici tout le parti pris de cette collection de ces cinq films documentaires. Exclusivité.

A la banque de l'humanité, le compte de l'Afrique n'est pas aussi débiteur qu'on pourrait le penser

Pierre Edouard Décimus (fondateur du groupe Kassav)

Cette collection ne se pose pas en juge. Elle se veut interprète. Elle ne cherche pas à opposer les mémoires, mais à les rafraîchir. Son ambition est de partir à la recherche des causes et des événements qui font qu’aujourd’hui encore le passé ne passe toujours pas. L’histoire de la colonisation outre-mer a toujours été campée par des récits hauts en couleur. Pourtant, il existe aussi une version en noir et blanc...

Des tirailleurs sortent d'une bouche de métro sous les yeux des parisiens qui les découvrent

Pour l’esquisser, nos documentaires se sont mis à l’écoute des historiens de l’outre-mer et ont croisé leur approche avec celle des chercheurs nord-américains. Une lecture inédite qui prend du recul sur l’hier pour mieux comprendre l’aujourd’hui...

En outre-mer, la colonisation s’est faite à partir de cinq leviers majeurs, actionnés plus ou moins simultanément : la colonisation par l’enseignement, par la répression, par l’impérialisme économique, par la foi catholique et par l’esclavage. Cinq leviers, cinq films...
Ce passé colonial porte un nom : la France outre-mer. Une majuscule à « France », mais pas à « outre-mer ». La traduction d’un travail de domination de plusieurs siècles... Cette expression n’existe quasiment plus aujourd’hui. On ne la retrouve que dans la nostalgie de la dernière génération des administrateurs coloniaux encore vivants. De nos jours, la France a gardé sa majuscule et les outremers ont pris un « s »...

Un autre regard sur notre histoire

Plus qu’une simple lettre, la reconnaissance de la pluralité. En 2013, les outre-mers n’ont pas grand-chose en commun. Seule l’histoire coloniale les relie dans l’espace et dans le temps.
Et quel lien ! Il fallait bien une collection documentaire pour en faire le tour... et une diffusion tant nationale qu’en outre-mer . A voir sur Mayotte 1ère.

Les maillons de l'Outremer consolident la France d'aujourd'hui

Diffusion dans le cadre de l'anniversaire de l'abolition de l'esclavage à Mayotte le 27 avril


Mercredi 13 mars : Pour un morceau de sucre

Le long récit de la France ultramarine débute avec des marins intrépides, des planteurs voraces, quatre millions d’hommes-machines, tous nègres, tous esclaves… Elle continue de nos jours dans ce qui est devenu le deuxième empire maritime au monde. Historiens, amiraux galonnés, écrivains en révolte, hommes politiques, descendants de colons et d’esclaves racontent cette aventure de la puissance. Une contre-histoire qui dit pourquoi le passé des vieilles colonies ne passe toujours pas…
 

Mercredi 20 mars : La loi du plus fort

Dans les îles d’esclavage, une société différente a vu le jour. Sans mythes, sans vraies racines, elle est sans doute la plus postmoderne de toutes… Trois grands textes disent cette évolution hors normes. Le Code noir qui règle la société plantationnaire. Le Discours sur le colonialisme d’Aimé Césaire, cri de nègre marron. Puis le Tout-Monde d’Édouard Glissant, penseur de la créolité… Trois textes qui disent comment le statut de l’homme noir a évolué, cet homme d’Afrique que la loi du plus fort n’a jamais anéanti.

Mercredi 27 mars : Nos ancêtres les gaulois

Au milieu du 19ème, la France devient un Etat nation. Il lui faut un mythe fondateur. Quelque chose qui disent aux Bretons, Auvergnats ou Provençaux, voilà qui tu es. Ce sera Vercingétorix, l’ancêtre héroïque, et ses compagnons les Gaulois. On supprime les langues régionales et on impose un modèle, l’école de la République. Et cette « mission civilisatrice » va s’exporter dans tout l’empire français grâce à une institution, l’école, et une langue, le français. De la Réunion à la Guyane en passant les Antilles ou le Pacifique, Nos ancêtres les Gaulois ont colonisé les esprits.

Mercredi 3 avril : La position des missionnaires

Deux hommes, deux prêtres, incarnent à eux seuls la présence de l’Eglise Outre-mer. Deux figures contrastées : le Père Chanel, missionnaire dans le Pacifique, tué à coups de hache par le Roi de Futuna. Le Père Labat, missionnaire dominicain, propriétaire d’esclaves, fabricant d’alcool et auteur d’un certain nombre de turpitudes coloniales. Le premier est resté un véritable martyre du Christ, le second préfigure ce qui ne tardera pas à devenir une institution : le clergé colonial. Deux visages d’une même Église qui a marqué à jamais les sociétés de l’Outre-mer.

Mercredi 10 avril : Les forçats du Pacifique

La mémoire du bagne n’a retenu que le récit cruel d’Albert Londres, les destins tragiques de Dreyfus et de Seznec. Des chroniques bagnardes qui éclipsent l’autre grande réalité de la colonie pénitentiaire : son empreinte profonde sur la société. En Nouvelle-Calédonie, le destin des forçats a façonné toute une île. Les descendants des transportés n’ont plus honte de leurs anciens et s’approprient l’héritage de la « grande punition » car c’est leur identité. Un cas unique dans l’Histoire…Une histoire inédite.

Le mémorial du Cap 110 au Diamant, Martinique


Une série documentaire (5 x 52 minutes)
Coproduite par Bonne Compagnie et France Télévisions
Avec la participation du CNC et de l’image animée
Producteurs : Stéphanie Colaux et François Landesman
Écrite et réalisée par Dorothée Lachaud et Xavier-Marie Bonnot
Présentation Elyas Akhoun
Coordination des antennes TV d’Outre-mer 1ère Luc de Saint-Sernin