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Témoignage: Etudier en France sans "galèrer" c'est possible

El-fardi Soamazava est étudiant infirmier mahorais en fin de 2ème année à l'IFSI de la Croix Rouge Française de Chalons en Champagne (Champagne- Ardennes). Il se dit heureux de la façon dont son cursus se déroule et il ne rencontre pas de problèmes financiers particuliers.

  • Chamsudine Ali
  • Publié le , mis à jour le
Alors que les études hors du département riment pour la majorité des étudiants mahorais avec problèmes, financiers en particulier, l'étudiant infirmier ne veut pas être le seul à confirmer l'exception...

Comment est ce qu’il se débrouille ? 
« J'ai une aide financière suffisante d'environ 700 euros par mois par le conseil départemental de Mayotte et par LADOM. Dès que j'ai su que j'étais pris à l'école d'infirmier de Chalons en champagne, alors que j'étais ici en Métropole, je suis directement reparti à Mayotte pour constituer un dossier de rémunération et de prise en charge de ma formation. Enfin, j'ai un billet Aller-Retour pris en charge par LADOM. »
 
Mais le jeune reste lucide et sait qu’il a des atouts que certains n’ont pas :
«  J'ai des parents en or. Ils me soutiennent quotidiennement et financièrement pour subvenir à mes besoins. D'une part, je ne peux pas pointer du doigt la DASU parce que ce ne sont pas eux qui me prennent en charge, et heureusement. LADOM est plutôt sérieux dans l'accompagnement des étudiants en formation professionnelle. D'autre part, je suis rémunéré pendant mes stages à l’hôpital, contrairement aux autres étudiants ultramarins qui sont à la fac ou autres. »
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Alors comment expliquer que certains rencontrent tant de difficultés?
D'après les rumeurs qui circulent ces derniers temps, je rejetterai en premier temps la faute à la DASU. La deuxième raison reste la non-adaptation au climat, le froid, le détachement familial.
Mais, il y a aussi un problème de motivation pour certains. J'ai l'impression que la plupart des étudiants mahorais viennent en Métropole pour changer un petit peu d’environnement, pour se sentir plus libres, ou même juste pour se retrouver en Métropole comme les autres, c'est donc l'effet de mode.
 
A la fin de ses études, l'année prochaine, le retour à Mayotte est envisageable et pour cause...
Oui certainement à la fin de mes études, je retourne travailler dans mon département d'origine, plus précisément au CHM. Pour moi, retourner chez moi avec un diplôme est plus qu'un souhait. De nos jours, à Mayotte il y a un manque de professionnels de santé, du coup c'est à nous, jeunes d'aujourd'hui de faire avancer notre département au lieu de recruter d'autres professionnels depuis la Métropole ou la Réunion.
 
Ce témoignage, je l'ai fait pour parler pour la première fois le bon coté des choses, car à chaque fois que l'on entend parler d'étudiants mahorais, c'est toujours en mal ou pour parler des difficultés. J'adresse encore toutes mes condoléances à la famille de notre cher frère El-anfani Abdallah, décédé récemment à Villeneuve d'ascq.
1 452 154 733

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