Accord-cadre France Comores : les élus mahorais n’iront pas 

océan indien
panneau Mayotte est Française
©Mayotte la 1ere

Lundi prochain, une conférence de Haut Niveau entre la France et les Comores se tiendra sur l’accord-cadre signé, en juillet 2019. Il s’agira de reconduire cet accord mais les élus refusent d’y assister. Le collectif des citoyens dresse ses propositions.

En juillet 2019, l’accord-cadre entre la France et Les Comores avait fait couler beaucoup d’encre des deux côtés du lagon. A la suite de cet accord, la France via l’AFD, l’agence française de développement devait –sur trois ans- octroyer 150 millions d’euros aux Comores pour le financement de certains projets, notamment en matière de santé. 

Arrive donc, lundi prochain, le 8 février, le moment de reconduire cet accord-cadre, et cette fois-ci les quatre parlementaires mahorais, ainsi que le président du département et celui de l’association des maires déclinent l’invitation du Quai d’Orsay. Dans un courrier commun envoyé le 1 février dernier à Jean-Yves Le Drian, le ministre des affaires étrangères, ils expliquent cette politique de la chaise vide par le non-respect de cet accord par les Comores. 

Les élus mahorais souhaitent la venue de Mayotte de Jean-Yves Le Drian

En effet, l’état insulaire s’était engagé à contrôler ses frontières maritimes et ainsi empêcher les kwassa-kwassa au départ d’Anjouan, d’arriver à Mayotte. Mais cela n’a pas été fait, d’avis de nos élus.

Nos élus, qui souhaitent la venue de Jean-Yves Le Drian à Mayotte, proposent à la diplomatie française de défendre au niveau internationale sa souveraineté dans notre île et d’avoir un peu plus de hausser le ton contre les Comores. 

Le collectif des citoyens, présidé par Estelle Youssouffa a aussi adressé un courrier à Jean-Yves Le Drian et à Jean Castex, le premier ministre. Le collectif tenait à dire aux ministres que  « Mayotte vit l’enfer sous la pression migratoire comorienne et [notre] diplomatie doit enfin montrer ses muscles » leur incombe-t-on. 

« Il est plus que temps d’enfin admettre la mauvaise foi du régime de Moroni, l’indigence du président Azali et de tirer les conséquences de l’échec des accords scélérats franco-comoriens du 22 Juillet 2019 en mettant fin à la coopération avec la République des Comores et en sanctionnant le régime qui continue à revendiquer et coloniser par sa population le département français de Mayotte. Il est plus que temps de traiter les Comores en pays hostile et de sanctionner le non-respect de ses engagements internationaux ». Estelle Youssouffa 

Estelle Youssouffa et son collectif estiment qu’il est temps d’avoir une coopération judiciaire avec Les Comores :

Moroni doit s’occuper de ses ressortissants et signer la convention de coopération judicaire pour que les peines de prison infligées aux Comoriens à Mayotte soient purgées aux Comores 

 

 « Il faut envoyer un message clair aux personnalités comoriennes qui encouragent et bénéficient, organisent le trafic humain et la colonisation de Mayotte, et bloquer leurs comptes et opérations bancaires transitant par la Banque de France, de saisir leur biens en France et de les déchoir de leur nationalité française ».  Estelle Youssouffa 

La fin des séjours territorialisés est également demandée ainsi que la fin des régularisations des citoyens comoriens à Mayotte. Cette conférence de Haut-Niveau sera plus que jamais observée ici.

LETTRE OUVERTE à l’attention de JEAN CASTEX, PREMIER MINISTRE JEAN-YVES LE DRIAN, MINISTRE DES AFFAIRES ETRANGERES


 

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