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L'actualité régionale 16 Septembre

© HabarizaComores.com
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  • Par Bruno Minas
  • Publié le
COMORES

Le gouvernement a lancé dans une vaste campagne de prévention du paludisme. Un médicament est proposé à tous les habitants, mais il y a des résistances à ce traitement de masse


La distribution d’un médicament appelé « Artequick », associé à un autre appelé « Primaquine » a démarré le 10 septembre dernier. Ils sont fabriqués par un laboratoire chinois. Une prise de deux cachets est administrée, suivie de trois autres 24 heures plus tard.  Un premier essai avait eu lieu dans l’île de Mohéli, et ensuite à Anjouan, il y a quelques années ; donnant des résultats positifs, affirme le ministère de la santé. En Grande Comore, des rumeurs courent sur des effets indésirables. On a même parlé du décès d’un jeune homme qui n’aurait pas supporté ce traitement.   Le ministère de la santé a tenu à démentir, tout en reconnaissant des effets secondaires comme des nausées, des vomissements, des diarrhées et vertiges, mais qui passent vite selon les promoteurs de ces molécules. Un doute persiste toutefois : l’Organisation Mondiale de la Santé ne préconise pas cette association de molécules. Mais aux Comores, certains disent que l’OMS est sous la coupe de laboratoires occidentaux, des lobbys, qui verraient d’un mauvais œil la concurrence de la Chine.


Ordre et contre-ordre: le carnet de vaccination n’est finalement  plus obligatoire pour les voyageurs

Aussitôt publiée, aussitôt annulée : la directive rendant obligatoire la présentation du carnet de vaccination a été invalidée vendredi. Le carnet devait à l’origine être obligatoire à la frontière depuis hier 15 septembre. Beaucoup se sont interrogés sur la raison de cette mesure puisqu’aucune vaccination n’est exigée pour entrer aux Comores ; on ne voyait pas trop à quoi pouvait servir la présentation du carnet. La mesure est donc supprimée, sans plus d’explications.




MADAGASCAR

« L’habit ne fait pas le moine »,  est un dicton bien connu. Un commerçant d’Antananarivo en a fait l’amère expérience. Il a été victime d’une escroquerie bien organisée


Cela s’est passé à l’occasion de la visite du Pape. Un grossiste de la capitale a vu arriver dans son magasin un homme portant une soutane de prêtre, accompagné de deux femmes vêtues comme des religieuses. Tous trois lui ont expliqué qu’ils étaient en quête de nourriture pour  les nombreux pèlerins attendus pour la messe du Pape François. Ils négocient pour 250 sacs de riz. Le commerçant, très fier d’être associé à cette célébration, accorde un bon prix et fait embarquer les sacs de riz dans un camion qui part aussitôt avec les religieuses à son bord. Le faux prêtre, de son côté emmène le grossiste vers le siège du diocèse pour lui remettre l’argent. Il lui demande d’attendre devant le portail, et il disparait. Le commerçant portera plainte le lendemain. Les gendarmes ont réussi à retrouver et arrêter l’escroc, qui a tout avoué et donné l’adresse des receleurs. Les deux fausses religieuses courent toujours. 




RODRIGUES

Les violences conjugales sont aussi un thème d’actualité dans l’île Rodrigues. Un grand nombre de policiers est déployé dans l’île pour retrouver le meurtrier d’une jeune mère de famille


Elle s’appelait Chancella Perrine, 22 ans, mère de trois enfants. Son ex-concubin avait tenté de mettre le feu à sa maison. Il avait été arrêté et laissé en liberté conditionnelle. Il est revenu sur les lieux 20 août et a poignardé mortellement la jeune femme. Depuis lors,  il est en fuite. Les enquêteurs ont retrouvé une cachette dans la forêt où il avait abandonné des effets personnels et du petit matériel de cuisine. Ils n’ont pas réussi à l’intercepter. Des renforts de policiers ont été envoyés de Maurice. Ils ratissent toute l’île Rodrigues pour tenter de l’arrêter. Le 5 octobre prochain aura lieu une marche pacifique à laquelle est conviée toute la population pour dire non aux violences conjugales.




SEYCHELLES

Les Seychelles sont résolument engagées dans la lutte contre les déchets plastiques, le ministère de l’environnement étudie les sources de pollution avec l’aide de chercheurs australiens


Du plastique, il y en a partout dans l’océan. Il y a quelques mois, une spectaculaire opération sur l’atoll, pourtant inhabité, d’Aldabra a permis de collecter des tonnes de bouteilles et de savates. Le pays interdit progressivement tous les emballages, les pailles, les sachets, les gobelets. Mais la pollution plastique est partout, sous une forme quasiment microscopique. Des particules sont présentes dans les poissons, dans l’eau potable, et même dans l’air que l’on respire. Une étude de l’université de Newcastle, en Australie, dévoile une révélation effrayante : de nos jours un être humain ingère environ 5 grammes de plastique par semaine ; ce qui correspond au poids d’une carte de crédit !
Qu’on se le dise : ce ne sont pas seulement les gabiers qui avalent parfois nos cartes bleues, nous le faisons encore plus souvent nous-mêmes sans le savoir.
 
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