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L'actualité régionale 17 Juin

  • Par Bruno Minas
  • Publié le
COMORES

Azali Assoumani s’est livré à une opération de charme lors d’un déplacement à Anjouan


Dans son discours à Mutsamudu devant les grands notables d’Anjouan, le président a parlé des relations entre les grands comoriens et les anjouanais. Il a reconnu qu’il y avait eu des moments douloureux, mais il a souligné qu’il y a de « l’amour » entre les grands-comoriens et les ressortissants des autres îles : « Ce qui compte, c’est la valeur des hommes et non pas d’où ils viennent » dit-il. Le président veut ainsi apaiser la frustration ressentie à Anjouan après le changement de constitution. L’île devait initialement  avoir la présidence de l’Union dans deux ans, alors qu’elle devra désormais attendre 10 ans. La nomination d’une anjouanaise, Loub Yacout Zaidou,  comme nouvelle ministre de la santé  vient aussi arrondir les angles.





MADAGASCAR

Le président peine à tenir sa promesse de faire baisser les prix des carburants


Mais Andry Rajoelina ne renonce pas pour autant. Il l’a encore répété ce week-end : «Je ne reculerai pas et je ne fléchirai pas ma position » dit-il. Andry Rajoelina a un nouveau rendez-vous aujourd’hui avec les représentants des compagnies pétrolières. Le Président malgache a deux objectifs : obtenir une baisse du carburant à la pompe – l’essence est actuellement vendue à un euro le litre, ce qui est beaucoup au regard du niveau de vie – et il veut aussi obtenir des prix plus bas pour la fourniture de groupes électrogènes pour la JIRAMA, la société nationale d’électricité. Il veut remettre en cause les contrats passés avec le régime précédent. « Je n’accepte pas ces contrats qui tendent à exploiter le peuple malgache »  dit-il. Il y a en ce moment de fortes rumeurs de rupture d’approvisionnement dans la grande île.


Une ex-députée fait l’objet d’un mandat d’arrêt, elle est en cavale

Nirina Ravelohanitra est l’ancienne députée d’Antsirabé. Elle est accusée d’abus de confiance et d’escroquerie dans une affaire d’importation de marchandise chinoise. Elle est introuvable. Pourtant l’élue était candidate aux dernières législatives du mois dernier. Mais on ne l’a jamais vue pendant sa campagne. Ce sont ses colistiers qui ont fait campagne pour elle. Cela fait des mois que la parlementaire a disparu de la circulation. Sa page Facebook est inactive, alors qu’elle postait régulièrement ses photos. Elle est jeune avec un physique de star. Elle posait notamment au volant d’une décapotable. Elle est surnommée « la pie voleuse » par quelques journaux malgaches. Un avis de recherche a été lancé. Beaucoup pensent qu’elle a probablement quitté le pays.





MAURICE

Le gouvernement a décidé de faire des Chagos une circonscription électorale


C’est une mesure symbolique forte, une provocation, un pied de nez à la Grande Bretagne pour bien faire comprendre à messieurs les anglais qu’ils n’ont rien à faire dans cette partie de l’Océan Indien, partie intégrante du territoire mauricien comme l’ont reconnu les Nations Unies. Même la base militaire américaine de Diego Garcia est incluse dans cette circonscription électorale. Evidemment, lors des prochaines élections à Maurice, il n’y aura aucun bureau de vote aux Chagos, puisque tous les habitants ont été expulsés en 1970. Mais le symbole est fort face à une Grande Bretagne qui n’a pas d’argument juridique qui tienne la route pour conserver l’archipel. Preuve en est que la Cour Internationale de Justice a donné raison à Maurice, ainsi que 166 pays. L’affaire des Chagos est devenue un argument électoraliste à Maurice où tous les partis politiques s’affirment comme étant les meilleurs défenseurs de la souveraineté.




TANZANIE

Drame dans les salons de coiffure, où l’on répercute désormais une taxe sur les extensions capillaires


Comme beaucoup d’africaines, les tanzaniennes utilisent tous les jours ce que l’on appelle des extensions; des cheveux naturels ou synthétiques qui rallongent et embellissent la coiffure. Et voilà que le gouvernement a décidé une taxe de 25% à l’importation. Ce produit, déjà cher, devient hors de prix. C’est une coquetterie inabordable. Les postiches naturels viennent généralement d’Inde ou du Brésil, où des femmes se font un peu d’argent en vendant leur chevelure. Des clientes de salons de coiffure, interviewées par la presse à Dar-es-Salaam, se demandent ce qu’elles ont fait de mal pour subir une telle punition ; elles en veulent beaucoup au ministre des finances.  Pour la plupart, elles vont devoir se mettre à faire coiffer leurs propres cheveux, une habitude qui revient au goût du jour, après s’être perdue depuis des années.
 
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