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L'actualité régionale 2 Mai

© HabarizaComores.com
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  • Par Bruno Minas
  • Publié le , mis à jour le
COMORES

A Moroni le défilé du 1er mai à l’appel des syndicats a été plutôt maigre


Il y avait peu de monde sur la place de l’indépendance, moins que les années précédentes. La Confédération des Travailleurs et des Travailleuses des Comores a a mis en avant surtout un slogan : contre le prélèvement sur les salaires. Le gouvernement a acté en conseil des ministres une cotisation obligatoire de 10% sur tous les salaires pour venir en aide aux sinistrés du cyclone Kenneth. Beaucoup de ces fonctionnaires sont eux-mêmes sinistrés, ils essaient de réparer les dégâts chez eux,  ce qui expliquerait  en partie la faible participation au 1er mai



Le président Azali a fait la tournée des îles pour se rendre compte des dégâts

Après les plantations ravagées d’Anjouan, le président s’est rendu hier à Mohéli où le port de Fomboni a beaucoup souffert. On l’appelle « le port » mais il ne s’agit que d’une jetée qui fait office de quai et ne permet pas l’accostage de gros navires. Cette jetée a beaucoup souffert des assauts de l’Océan au plus fort du cyclone. Des blocs de béton et de rochers ont été déplacés par la houle. Cela fait des années que l’on promet un véritable port aux mohéliens, mais c’est resté à l’état de projet jusqu’à présent.



Le ministère de la santé a constaté déjà un détournement de l’aide humanitaire

Un avion cargo, affrété par une association émiratie,  a apporté un stock de médicaments et de nourriture. Des employés de « Comair » - la société d’Etat d’assistance aéroportuaire - devaient opérer le déchargement. Des responsables du ministère de la santé ont remarqué que le compte n’y était pas. Ils ont découvert ensuite des cartons dissimulés. Le ministère déplore cette situation sur sa page Facebook





MAURICE

On a assisté  à un 1er mai  très politique et tout en couleurs


C’est une tradition à Maurice, le 1er mai est un jour où les partis politiques montrent leurs forces dans de grands meetings. C’est encore plus le cas cette année puisque c’est la dernière du mandat du parlement.  Tous se préparent aux élections générales.  Une journée toute en couleurs parce que les participants aux meetings respectent le code couleur vestimentaire du parti. Il est difficile de dire qui a rassemblé le plus. Une marée humaine orange pour le premier ministre  Pravind Jugnauth, une marée rouge pour Navin Rangoolam, une marée mauve du plus bel effet pour les partisans de Paul Bérenger,  une marée bleue pour le leader de l’opposition Xavier Luc Duval. Chacun y est allé de ses propositions, ses promesses. C’est en fait le lancement d’une pré-campagne électorale pour un scrutin dont on ne connaît pas encore la date.





SEYCHELLES

Le président de la république a profité du 1er mai pour prononcer des paroles douces à entendre pour les salariés


Le président Danny Faure a annoncé une hausse de 10% du SMIC en 2020. Le salaire minimum seychellois atteindra environ 360 euros, et le nombre de jours de congés passera de 21 à 24.
C’est la carotte, mais il y a aussi le bâton : le nombre maximum de jours de congés maladie autorisés par salarié sera réduit de 30 à 21 jours. Le président Seychellois dit qu’il y a un abus des congés maladie « cela affecte la productivité » dit-il, et « cela représente un défi pour les employeurs ».




MADAGASCAR

Le paludisme refait son apparition à Antananarivo et sur les hauts plateaux malgaches. Ce serait dû au changement climatique


Le moustique anophèle, la seule espèce qui peut transmettre la malaria, est présent dans la capitale malgache et ce n’est pas normal à cette période de l’année. Que des gens venus de la côte aient attrapé le paludisme est possible. Mais en ce moment il y a des cas de transmission du parasite en ville. Or l’anophèle ne peut vivre et se reproduire que dans une température de plus de 18°. En ce moment la moyenne des températures est de 20° dans la capitale malgache et les haut-plateaux alentours. Antananarivo est à 1200 mètres d’altitude. Le ministère de la santé fait procéder la fumigation des habitations dans les quartiers où des cas de paludisme ont été recensés.




TANZANIE

Faut-il laisser faire la nature, ou faut-il intervenir ? C’est le dilemme posé dans un parc naturel tanzanien où l’on assiste à une surpopulation de hyènes


Cet animal qui n’a pas une image très sympathique est utile dans l’équilibre de la savane. C’est un peu l’éboueur qui va nettoyer les carcasses, les os et les restes laissés par les autres prédateurs. Les spécialistes n’arrivent pas à expliquer pourquoi les hyènes se sont autant multipliées dans le cratère du Ngorongoro, un des parcs naturels les plus riches en faune sauvage. Il y  a plus de 600 hyènes dans un espace relativement  réduit. Du coup les hyènes ne se contentent plus des restes mais elles attaquent aussi des animaux vivants, en particuliers les petits. Alors que les lions et les léopards savent gérer leur nourriture. Les hyènes, elles, tuent pour rien à tort et à travers. Cela fait fuir les félins qui n’aiment ce désordre… Bref c’est le bazar dans la savane. Le débat est lancé entre spécialistes. Faut-il mettre de l’ordre ou laisser la nature se réguler toute seule. On risque bientôt de se poser la question : mais où sont passées les gazelles ?


 
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