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L'actualité régionale 25 Avril

  • Par Bruno Minas
  • Publié le
COMORES

Les Comores étaient en alerte rouge et  ont été touchées de plein fouet par le Cyclone Kenneth


L’œil du cyclone est quasiment  passé sur la Grande Comore, à environ 20 km des côtes nord. Des vents puissants atteignant les 200 Km/h en rafales ont touché les trois îles : Grande Comore, Moheli et Anjouan. Il est encore difficile de faire un bilan. La gendarmerie comorienne indique sur son compte Facebook une opération de sauvetage cette nuit dans le sud de Ngazidja à Foumbouni où la digue s’est brisée sous l’assaut des vagues. Il a fallu évacuer les patients de l’hôpital de Foumbouni. Des équipes de déblaiement travaillent aussi à Moroni et dans l’île d’Anjouan. A Anjouan, la rivière qui traverse la capitale Mutasamudu, et qui sert habituellement de dépotoir a ordures  a débordé, de gros arbres sont tombés un peu partout. De nombreuses toitures ont été arrachées. Un bateau de marchandises, le Boingoma, qui transportait aussi des passagers, a failli faire naufrage sur les récifs de Moheli face à Fomboni. Le navire s’en est tiré de justesse selon des témoins.




MOZAMBIQUE

Le Mozambique se prépare à affronter ce cyclone, un mois après le précédent qui avait ravagé le centre du pays


Cette fois c’est le nord du pays, la frontière avec la Tanzanie, qui est directement menacé. Le système s'est renforcé en cyclone tropical intense avec des vents de l'odre de 280 km/h. Les autorités ont sonné la mobilisation générale dans la ville de Pemba et les villages alentours. Cette province de Cabo Delgado est encore plus difficile d’accès que le centre qui avait été touché par le précédent cyclone. Les routes y sont peu praticables. L’habitat est précaire. Les ressources en eau potable sont rares. Et pour couronner le tout, cette région vit en insécurité permanente à cause des groupes armés islamistes « Chababs » qui y affrontent l’armée régulière depuis deux ans.
Les Mozambicains prient pour que Kenneth s’essouffle ou prenne une autre direction.
Les conséquences du cyclone Idai sont encore bien présentes dans la région centrale autour de la ville portuaire de Beira, où l’on souffre encore du choléra et du manque d’alimentation en eau et en électricité.





MADAGASCAR

L’idée d’un référendum constitutionnel en même temps que les législatives dans un mois  à Madagascar ne fait pas l’unanimité


Des commentateurs critiquent la précipitation dans laquelle cela s’est décidé. Lancer un référendum seulement un mois à l’avance, avec une nouvelle constitution dont le texte n’est même pas prêt apparait comme une idée folle aux yeux de beaucoup. Les responsables de la commission nationale électorale se demandent comment ils vont faire. Pour les législatives, comme pour la présidentielle, les bulletins sécurisés, les PV et autre matériels nécessaires étaient commandés depuis longtemps en Afrique du Sud. Là c’est impossible, les délais sont trop courts. Il va falloir bricoler localement avec les imprimeurs du pays.
En dehors de ces aspects pratiques, d’autres critiques portent sur la légalité de ce référendum.
On rappelle que l’objectif principal du président Andry Rajoelina dans cette réforme constitutionnelle est de se débarrasser du Sénat ; une institution qu’il juge coûteuse et inutile.



LA REUNION

L’épidémie de dengue continue de s’étendre à la Réunion


Jusqu’à présent les foyers de l’épidémie étaient concentrés dans le sud de l’île : à St Louis, l’Etang Salé, St Pierre et St Joseph, et également dans l’ouest dans les hauteurs de St Leu.
L’Agence Régionale de Santé a identifié de nouveaux foyers épidémiques dans le nord et l’Est à St Denis, Ste Marie, St André. Au Sud, St Philippe commence à être touché. Autant dire que cette épidémie est en train de gagner toute l’île, sauf les hauts qui sont moins fréquentés par les moustiques tigres vecteurs de la dengue.
A l’heure actuelle environ 1000 cas de dengue sont recensés à la Réunion.
 




MAURICE

La présidente du parlement mauricien part en guerre contre les téléphones portables


Maya Hanoomanjee est la « speaker » de l’assemblée, c’est ainsi que l’on appelle là bas  présidente du parlement. Elle ne cesse de réprimander les députés qui font usage de leur smartphone pendant les débats. En pleine séance elle s’est levée de son immense trône en bois sculpté, enroulée dans son sari, d’une voix bouillonnante  de colère, pour demander à un parlementaire de sortir de la salle pour répondre à un appel. Un peu plus tard un autre député a été sévèrement rappelé à l’ordre : « laissez ce téléphone dehors ! » a-t-elle crié. Quelques parlementaires mauriciens ont commencé à la surnommer « la maitresse d’école ».
 

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