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L'actualité régionale à travers la presse 12 Novembre

  • Par Bruno Minas
  • Publié le , mis à jour le
COMORES


Le président Azali Assoumani a été chouchouté par le protocole de l’Elysée


Azali faisait partie des 72 chefs d’Etats et de gouvernements étrangers accueillis hier à Paris pour les célébrations du 11 Novembre. A son arrivée dans la cour de l’Elysée, le président comorien et son épouse Ambari Daroueche ont échangé de chaleureuses accolades appuyées avec Emmanuel et Brigitte Macron, là où de nombreux dignitaires se contentaient d’une poignée de main.
Deuxième signe du réchauffement avec Paris : Sous l’arc de triomphe, le couple présidentiel comorien était placé à proximité des grands de ce monde – Trump, Poutine, Merkel – au deuxième rang juste derrière le roi du Maroc et le premier ministre canadien.
Cela alors qu’Azali Assoumani rentre tout juste d’un voyage à Moscou où le ministre des affaires étrangères russe Serguei Lavrov a fait une sortie remarquée disant que Mayotte est comorienne, et que la France n’avait rien à y faire.




MADAGASCAR

On s’achemine vers un deuxième tour entre les deux poids lourds de la politique malgache


Andry Rajoelina et Marc Ravalomanana sont au coude à coude selon les résultats partiels de la CENI (Commission Electorale Nationale Independante): 40,5 pour Rajoelina et 39,7% pour Ravalomanana.
Le décompte n’est pas encore bouclé, et surtout  la Céni confirme avoir détecté des anomalies. La Haute Cour constitutionnelle les traitera,  elles ne remettraient pas en cause la régularité du scrutin. Cependant, la Céni est dans la tourmente. Des rumeurs de corruption de ses membres courent sur les réseaux et certains candidats publient leurs propres résultats.




MAURICE

Protection des individus  ou atteinte à la liberté d’expression ? le débat fait rage autour d’une nouvelle loi sur la communication à l’île Maurice


Le parlement a voté a voté des amendements à la loi sur la communication qui restreignent la liberté d’expression sur les réseaux sociaux. Selon le ministre de la Communication, il s’agit de protéger les citoyens contre la pédophilie, le harcèlement et les escroqueries sur internet. L’opposition ne l’entend pas de cette oreille car, selon cette loi, il suffira désormais de causer une gêne, une humiliation, ou une anxiété à quelqu’un pour être pénalisé. Cela peut aller jusqu’à 10 ans de prison. Le problème soulevé par les juristes est l’interprétation de cette gêne ou de cette anxiété. Comment les mesurer ? Pour ses détracteurs, cette loi vise tout bonnement à bailloner la liberté de s’exprimer sur les réseaux sociaux, comme on s’exprime dans la rue.
De son côté, l’éditorialiste réunionnais Pierrot Dupuis va jusqu’à poser cette question sur son site « Zinfos 974 », « L’Ile Maurice est elle en train de devenir une dictature ? ». « A l'ile Maurice, tout le monde sait que la presse n'est pas vraiment libre. Que la censure existe et qu'à plusieurs reprises des journalistes se sont retrouvés en prison ».




MOZAMBIQUE

Le plus grand pont suspendu d’Afrique vient d’être inauguré dans la capitale Maputo


Samedi 10 Novembre, le président mozambicain Felipe Nyusi a coupé le ruban de cet ouvrage monumental qui franchit l’estuaire d’Espiritu Santo qui sépare Maputo de la localité de Katembe. Auparavant, il fallait prendre une barge.  Ce pont de 680 mètres, à 60 mètres de hauteur, a été entièrement financé et construit par la Chine pour un montant de 700 millions d’Euros. Il va permettre une circulation plus fluide et surtout un accès direct à une autoroute menant à L’Afrique du Sud.
Le passage sera payant, mais à raison d’un million d’Euros de recettes par an,  le péage sera loin de financer cet ouvrage.





TANZANIE

Le président de la république a réquisitionné l’armée… pour collecter les noix de cajou


Les noix de cajou sont une des principales richesses agricole de Tanzanie. Avec la concurrence indienne, leur prix a chuté de moitié. Les producteurs ne peuvent pas survivre en les vendant à 1 500 shilling  le kilo (60 centimes d’Euros)  alors que le prix était de 3000 shillings (1,20€) . Le président a décidé que l’Etat achètera toute la production au meilleur prix, 3000 shillings. 75 camions militaires ont été réquisitionnés pour ramasser toute la collecte et la stocker. L’Etat se chargera de la mise sur le marché local et international. Dans la foulée, le président a relevé de leurs fonctions les ministres de l’agriculture et du commerce, et il a dissous le conseil d’administration des producteurs de noix de cajou. Des mesures drastiques à l’image de la politique de John Magufuli. Le président promet la mise en place rapide d’une filière de transformation pour les noix de cajou.



 
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