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L'actualité régionale à travers la presse 17 Octobre

Les Anjouanais sont armés. Ils attendent les militaires de la Grande Comores. Des barrages ont été installés sur toute l'île © A.J
© A.J Les Anjouanais sont armés. Ils attendent les militaires de la Grande Comores. Des barrages ont été installés sur toute l'île
  • Par Bruno Minas
  • Publié le , mis à jour le
COMORES

Des assaillants retranchés dans la Médina de Mutsamudu


Les militaires envoyés en renfort à Anjouan ont du mal à contrôler le centre ville de Mutsamudu. Le quartier de la Médina autour de la mosquée du vendredi est l’épicentre de l’insurrection. C’est un quartier commerçant mais aussi très peuplé, fait de petites ruelles tortueuses et d’impasses. Un piège mortel quand on ne maitrise pas les toits des maisons. Or c’est précisément sur les toits que des tireurs sont embusqués.
Hier un obus, ou une roquette, est tombé sur une des maisons de la Médina. Certaines sources font état de trois enfants blessés.  Les conditions de vie à l’intérieur de la Médina deviennent infernales. Il n’y a plus d’eau ; la nourriture se fait rare.


Le gouvernorat d’Anjouan affirme soutenir un mouvement pacifique, mais pas une insurrection armée

Dans un communiqué publié hier après-midi le gouvernorat revendique l’organisation d’une manifestation pacifique « en faveur de l’unité nationale, la promotion de solutions consensuelles, gages de paix et de stabilité du pays » mais aussi pour protester contre « les dérives dictatoriales du régime ». « Des barricades étaient érigées pour faire une île morte ». Le gouvernorat affirme que les militaires ont lancé des grenades lacrymogènes avant même le début de la manifestation et qu’un « groupe d’individus armés a profité de la confusion pour récupérer la situation et affronter directement les militaires ». En conclusion, l’exécutif d’Anjouan « condamne avec beaucoup de fermeté cette main armée qui met en danger toute une population ».  Et il demande enfin à la communauté internationale de s’impliquer davantage pour une résolution de cette crise.


Et pendant ce temps là avait lieu le match retour de coupe d’Afrique entre les Comores et le Maroc.

Le match se jouait hier après-midi à Mitsamiouli en Grande Comore, en présence de tout le gouvernement,  bien loin des événements d’Anjouan. Une déception pour l’équipe des « Coelacanthes ». Elle n’est pas qualifiée, restant à un score de 2 buts partout. Les comoriens avaient ouvert la marque en première mi-temps.




MADAGASCAR

Une grande première, l’équipe nationale de football est qualifiée pour la Coupe d’Afrique


Madagascar pour la première fois ira jouer la phase finale de la CAN l’année prochaine au Cameroun. Hier à Antananarivo il suffisait d’un match nul face à la Guinée Equatoriale pour que les malgaches se qualifient, mais ils ont fait mieux en battant leurs adversaires equato-guinéens par 1 but à zéro. Au match aller à Malabo, les malgaches avaient déjà gagné par le même score.



La Commission électorale malgache part en guerre contre l’affichage sauvage

« Dès la troisième journée de la campagne électorale pour le premier tour de la présidentielle, des affichages sauvages dans les endroits publics ou privés ont été signalés » écrit le quotidien « Madagascar-Tribune ». « l’anarchie est totale en matière de pose d’affiche de propagande ».
« La Commission électorale nationale indépendante (CENI), sonne l’alerte. son vice-président, Hervé Philibert Andriamanantsoa, a donné un ultimatum de 48h aux candidats : toute affiche placardée dans les endroits non prévus devra être enlevée sous peine d’une astreinte financière ».
il est interdit de placarder les affiches dans les endroits publics, panneaux publicitaires, abribus, poteaux électriques ou encore les clôtures ou bureaux des établissements publics et administratifs. Pour tout affichage sur les propriétés privées, « il faut avoir l’autorisation du propriétaire »



MAURICE

Gros malaise dans la police: 16 kilos d’héroïne, pourtant saisis par les autorités, ont disparu

Ces 16 kilos de drogue dure proviennent d’une saisie record de 135 kilos opérée en mars 2017 dans des containers sur le port. La drogue était cachée dans des compresseurs en provenance d’Afrique du Sud. Elle avait été ensuite conservée dans les Casernes centrales, réputées comme étant l’endroit le plus sûr du pays. Le gouvernement a annoncé la constitution d’une commission d’enquête pour faire la lumière sur la disparition de ces 16 kilos, de toute évidence avec des complicités au sein de la police.
Le problème de la drogue à Maurice est une préoccupation majeure ; ce sera d’ailleurs un des thèmes principaux de la rentrée parlementaire

 
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