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L'actualité régionale à travers la presse 22 juin

  • Par Bruno Minas
  • Publié le
COMORES
La communauté internationale vient au chevet de la crise comorienne. Deux diplomates ont été envoyés par l’Union Africaine et les Nations Unies.



Il s’agit de la djiboutienne Hawa Ahmed Youssouf, représentant l’Union Africaine, et du sud-africain Graham Maitland envoyé par l’ONU. Ils vont tenter d’apaiser la crise provoquée par l’objectif du président Azali de changer la constitution par un référendum très contesté.
Les diplomates de l’Onu et de l’Ua arrivent «en terrain miné», écrit « Al Watwan »,  et devraient recueillir les avis des uns et des autres dans la perspective d’un plan de sortie de crise, capable d’aider le pays à renouer avec la stabilité. «Ils ont affaire à un Etat souverain mais ils doivent voir comment concilier les positions des uns et des autres», confie un diplomate comorien interrogé par « Al Watwan ».
Un autre Haut représentant de l’UA est attendu ce week-end : l’algérien Ramtane Lamamra , un grand habitué des crises africaines.



MAURICE
Mise en vente de la nationalité mauricienne.


L’annonce a été faite lors de la présentation du budget par le premier ministre Pravind Jugnauth. Tout comme les Comores l’ont fait ces dernières années, avec les conséquences politico-financières que l’on connait, l’île Maurice met en vente sa nationalité. Elle ne sera pas à la portée du premier venu : son prix est fixé à un million de dollars  (865 000 euros au cours d’aujourd’hui). Ce n’est pas une manière très nouvelle de faire entrer des fonds dans les caisses. Certains micro-états des Antilles le font depuis plus de trente ans.
Pourquoi acheter la nationalité mauricienne à un tel prix ? Dans le journal « Le Mauricien » l’éditorialiste et écrivaine Shenaz Patel, sous le titre moqueur « le jour où j’ai découvert que je vaux un million », y voit essentiellement une manière d’échapper à l’impôt, de blanchir de l’argent sale, ou pire de financer des opérations terroristes.




MADAGASCAR
Alors que la crise politique continue toujours la grande île, un autre phénomène inquiète l’église catholique. Elle constate l’islamisation de Madagascar


Dans une interview publiée sur le site du journal français « La Croix », Mgr Désiré Tzarahazana, archevêque de Tamatave exprime son désarroi face à la montée de l’islam radical à Madagascar.
Pour lui, elle est due à la présence massive de personnes issues des pays du Golfe et du Pakistan qui « achètent les gens ». « On voit des jeunes partir étudier en Arabie saoudite et lorsqu’ils reviennent à Madagascar, ils sont imams »
« On donne de l’argent aux femmes pour qu’elles portent le voile intégral » dit-il.
L’archevêque s’inquiète également de la construction massive de mosquées dans le pays (plus de 2 600)
En outre, selon Mgr Désiré Tzarahazana, des fondamentalistes commencent à s’installer en provenance des Comores. « On se demande quand ils vont réellement montrer qui ils sont et cela nous inquiète » affirme l’archevêque.



TANZANIE
Une initiative tanzanienne pourrait inspirer les responsables du monde agricole à Mayotte : Les petits paysans apprennent à cultiver des tomates.


Une ONG de développement agricole a lancé un premier stage suivi par 60 petits agriculteurs pour qu’ils apprennent à produire des tomates dans de bonnes conditions, à petite échelle, dans plusieurs villages de la région d’Arusha. Les tomates pourraient ensuite être conditionnées pour le marché national, voire l’exportation. Les paysans y apprennent tous les petits secrets pour réussir cette culture. Une telle initiative ne serait pas un luxe à Mayotte où les tomates locales sont pas loin d’être les plus rares et les plus chères du monde, même quand elles sont empoisonnées de pesticides.

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