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L'actualité régionale à travers la presse 26 Octobre

  • Par Bruno Minas
  • Publié le
COMORES

Le gouverneur d’Anjouan, Abdou Salami, est en prison


Le pouvoir lui reproche d’avoir organisé la rébellion de la Médina de Mutsamudu et d’avoir armé les insurgés. Depuis la semaine dernière, il était gardé à sa résidence. Cette fois c’est la prison avec plusieurs chefs d’inculpations comme la sécession ou le meurtre.
Abdou Salami devrait être transféré ce matin à la prison de Moroni en Grande Comore. Les autorités craignent que son maintien à Anjouan ne provoque des manifestations.


La reprise en main de l’île d’Anjouan par le pouvoir central se confirme


Un nouveau directeur de l’enseignement vient d’être nommé à la place de celui qui avait été désigné par le gouverneur Abdou Salami, précise Al-Watwan. Il est un membre actif d’un parti de la mouvance pro-Azali. Le proviseur du lycée de Mutsamudu a également été changé. Il en va ainsi de plusieurs responsables administratifs. Les commissaires qui étaient dans les services du gouverneur se sont vu retirer leurs voitures de fonction. Le patrimoine mobilier et immobilier de l’île est saisi par le pouvoir central. Le siège du gouvernorat est placé sous la surveillance de l’armée qui en interdit l’accès. Une reprise en main qui fait suite à l’insurrection, mais aussi à la nouvelle constitution qui démantèle l’autonomie d’Anjouan.


Le journal « Al-Watwan » rapporte à son tour la fuite à Mayotte des insurgés d’Anjouan


« Le répit risque d’être de courte durée » écrit le journal « pour les insurgés de la médina de Mutsamudu qui se sont cachés à Mayotte, après la libération des lieux par l’armée comorienne. Le ministre français de l’Intérieur  n’a pas laissé l’ombre d’un doute sur les mesures devant être prises contre ces hommes en cagoule ».
« Le premier flic de France indique qu’une enquête approfondie est conduite immédiatement en collaboration avec les autorités comoriennes ».
« Al-Watwan » rapporte en partie les propos de Philippe Castaner à l’assemblée nationale, sans mentionner cependant la demande d’asile politique actuellement à l’étude, confirmée par le ministre français de l’intérieur.






LA REUNION


Annick Girardin annonce des aides aux planteurs de canne à sucre



L’année 2017 a été une année noire pour la canne à la Réunion, avec une succession de fortes pluies dévastatrices et aussi de sécheresse. La production de sucre est en nette baisse en 2018, 40 000 tonnes de moins que l’année dernière. La ministre des outremers annonce une aide immédiate de 2 millions d’euros. Les agriculteurs disent qu’on est loin du compte ; ils estiment que leurs pertes se montent à plus de 10 millions d’Euros. Ils souhaitent que toute la Réunion soit déclarée zone sinistrée. Pour la ministre, le dérèglement climatique est en cause « Il y a des réponses qui existent face aux catastrophes naturelles, mais nous n’avons pas encore d’outils pour indemniser quand il y a eu une succession de catastrophes climatiques, dit-elle, .pourtant, le dérèglement climatique fera qu’on sera davantage touché par ces phénomènes climatiques. Nous devons donc nous adapter".



MADAGASCAR


3 policiers ont été lynchés à mort par une foule en colère



Cela s’est passé dans un village à proximité de  Fénérive, sur la côte est, au nord de Tamatave. Les trois policiers menaient une enquête chez un producteur de vanille et l’interrogatoire a tourné au vinaigre. Comme les trois inspecteurs étaient en civil, le bruit a couru qu’il s’agissait de voleurs. La foule a accouru pour interpeller les trois policiers. Ont-ils eu le temps d’expliquer qui ils étaient ? Les versions varient d’un témoignage à l’autre. Cela a commencé par des coups de pieds, des coups de poing et puis certains ont sorti les machettes. « On imagine les derniers instants qu’ont vécus les inspecteurs de police » écrit le journal « Midi-Madagascar ». « Il faut s’attendre à des arrestations massives » ajoute « L’Express de Madagascar ».




ZANZIBAR


Une initiative originale : les autorités religieuses créent une « école du mariage »



Les imams de Zanzibar s’inquiètent d’un nombre de plus en plus élevé de divorces chez les jeunes couples. Alors est venue l’idée de créer une formation au mariage dans un collège qui a ouvert ses portes depuis 5 mois. 30 couples en sont sortis « diplômés » - raconte le journal « Daily News ». 62 autres sont en cours de formation. « On apprend à se connaitre, à se respecter, et à se méfier de certaines choses comme les téléphones portables ». Selon les cadis de Zanzibar, les téléphones portables sont une malédiction dans les couples, chacun ayant la tentation d’espionner celui du conjoint, et cela aboutit à des drames. Un cadi explique qu’il rêgle au moins 7 divorces par jour en moyenne ; sans compter les « Talakas » (actes de répudiations) distribués à tort et à travers.


 
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