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Après l'interruption de la course de pneus. Les interrogations.

La course de pneu a été interrompue parce que des bandes de gamins sont venus s’attaquer aux concurrents et accessoirement régler des comptes entre eux. Un énième bataille dans la guerre entre deux quartiers de  Mamoudzou.

La course de pneus de Mayotte a longtemps temps été une épreuve sportive très courue et très appréciée des touristes. Une image que les organisateurs devront vite reconstruire après l'irruption de casseurs samedi dernier.
La course de pneus de Mayotte a longtemps temps été une épreuve sportive très courue et très appréciée des touristes. Une image que les organisateurs devront vite reconstruire après l'irruption de casseurs samedi dernier.
  • Par Chamsudine Ali
  • Publié le
Mais cette fois-ci, c’est la fête la plus populaire de l’île qui en a fait les frais. Difficile cependant de ne pas y voir une volonté manifeste à détruire cette image-là de Mayotte.
Les affrontements entre les bandes à Mamoudzou sont fréquents, mais des élus de la commune veulent déceler autre chose. Ce n’est pas un hasard et cette l’éventualité d’un sabotage avait été évoquée en réunion. Car, non, ce n’est pas une « guerre de boutons » à la sauce mahoraise. C’est beaucoup plus grave et moins innocent.
De là, à voir un complot, beaucoup l’ont déjà intégré. « Il   y a bien une mise à sac organisée », renchérit cette mère de famille de Mtsapéré dont la voiture a été vandalisée il y a un mois. « D’ailleurs, ce ne sont que les voitures neuves et les voitures de marques qui ont été incendiées », ajoute sa voisine.

Le vandalisme et la multiplication des actes d’incivilité ne sont pas apparus avec les expulsions. Mais ils se sont amplifiés.
Alors, s’agit-il de quand même de représailles après les expulsions et les prises de position fermes de la part des autorités et de tous les partis politiques de Mayotte ?
Difficile de l’affirmer aujourd’hui. Mais une chose est sure, les affrontements entre les bandes de jeunes de la commune de  Mamoudzou ont franchi une étape. En s’en prenant à un symbole comme la course de pneus, ils se sont mis hors-jeu.
Et les soupçons qui posent désormais sur eux comme étant l’instrument des représailles des expulsés sont graves. 
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