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Le conseil départemental ne juge « pas acceptable » le tweet de Moscou sur Mayotte

Après le tweet du ministère des affaires étrangères russes le président du conseil départemental estime dans un communiqué que « chacun doit rester à sa juste place ! »
 

  • Yoram Melloul avec Ali Chamsudine
  • Publié le , mis à jour le
Le président de l’Assemblée départementale de Mayotte, Soibahadine Ibrahim Ramadani, ne juge « pas acceptable dans son principe » le tweet publié le 17 juin par le ministère des affaires étrangères russe. Cette publication établissait un parallèle entre le statut de Mayotte et l’annexion de la Crimée par la Russie en 2014.

Il considère que le « cas de Mayotte, 101ème département français, ne légitime pas le ministère des Affaires étrangères. » Il conclut que « chacun doit rester à sa juste place ! » Dans un communiqué le département « réaffirme le droit du peuple mahorais à disposer de lui-même. » 
 

Mayotte, département français depuis 2011


Sous la colonisation, Mayotte faisait partie des Comores jusqu’au référendum de 1974 où Mayotte, contrairement aux autres îles de l’archipel, a décidé de rester française. Le gouvernement français de l’époque avait choisi de comptabiliser, île par île, les résultats du référendum. L’Organisation des Nations Unies, l’Union Africaine et les Comores contestent toujours son appartenance à la France. En 2009 une consultation sur la départementalisation de l'île est proposée à la population. Deux ans plus tard, Mayotte devient le 101ème département français.

La Crimée a été annexée en mars 2014, alors qu'elle faisait partie de l'Ukraine. Cette situation résulte de l’occupation de ce territoire par des troupes pro-russes. Un référendum a ensuite été organisé en dix jours, sans laisser de place à l’opposition, alors que l’armée occupait le territoire. L’Union Européenne et les États-Unis se sont opposés à la Russie sur ce sujet.
 
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