Sitti Djamalia Hamidouni : « il faut que la honte change de camp lors des agressions sexuelles sur les mineurs »

zakweli
Djamalia Hamidou, présidente de l’association « Haki Za Wanatsa »
Djamalia Hamidou, présidente de l’association « Haki Za Wanatsa » ©Mayotte la 1ere
Sitti Djamalia Hamidouni, présidente de l’association « Haki Za Wanatsa » et porte-parole du collectif CIDE (convention internationale des droits de l’enfant), était l’invitée de Zakweli

« Agresser sexuellement un enfant c’est illégal, cela relève du pénal, c’est un crime » ; Sitti Djamalia Hamidouni insiste sur la sensibilisation qui est menée depuis plusieurs années à Mayotte pour faire comprendre cela.

Elle déplore que « trop souvent ces affaires sont réglées par l’auteur qui paie les parents pour effacer l’acte »… « Parfois il y a des plaintes qui sont retirées parce que la famille a été payée. En 2021 il y a eu 157 procédures dont seulement un quarantaine a abouti ». « Il y a toujours une forte pression de l’entourage familial pour étouffer les affaires car l’agresseur est souvent un proche, un oncle, un frère, un père… Il faut que la honte change de camp lors des agressions sexuelles sur les mineurs ».

Sitti Djamalia Hamidouni annonce que le parquet met en place une unité médico-judiciaire pour recueillir les preuves de ces agressions.

Djamalia Hamidou  présidente de l’association « Haki Za Wanatsa » et porte-parole du collectif CIDE (convention internationale des droits de l’enfant), était l’invitée de Zakweli