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Echos de campagne : législative

Il fallait s’y attendre, on le disait déjà hier : la « République en Marche » risquait de ne pas tenir le rendez-vous des investitures aux législatives. A Mayotte on devra attendre jusqu’à mercredi prochain.

  • Par Chamsudine Ali
  • Publié le
La liste n’est pas terminée ; il y a 428 candidats désignés pour la majorité Macron. Il en manque encore 149 dont presque tous les candidats de l’Outremer. Quelques uns ont déjà été désigné aux Antilles, et une à la Réunion : Une candidate ; elle s’appelle Léopoldine Settama. Elle est avocate à St Denis, pas très connue du grand public.
A la Réunion, il y a l’affaire Thierry Robert : hier soir le député maire de St Leu Thierry Robert était sur la liste des personnes investies. Non seulement Thierry Robert se voyait député du camp Macron, mais il visait aussi un poste de ministre de l’outremer. Mais patatras, des personnes plus ou moins bien intentionnées ont fait remarquer à « En Marche » qu’il fallait peut-être vérifier les critères de probité. Thierry Robert est également promoteur immobilier avec pas mal de plaintes en justice. Il a été condamné en 2016 dans une affaire de diffamation. Il a été retiré de la liste hier soir
Pour la plupart des DOM, le choix n’est pas fait. Il faudra attendre encore pour Mayotte.
 
Dès la parution de la liste, François Bayrou a dénoncé le non respect des accords entre « En Marche » et le MODEM

C’est le premier accroc depuis l’alliance Bayrou – Macron. Le président du MODEM s’est mis en colère parce qu’il estime que son parti aurait dû avoir plus de circonscriptions. Hier soir Richard Ferrand, le bras droit d’Emmanuel Macron était au 20H00 de France 2, il a temporisé en rappelant qu’il reste 149 circonscriptions à pourvoir, donc de quoi rattraper les choses.
 
Des gens peu connus, c’est la caractéristique principale de cette liste de candidats. 428 pour le moment. Avec une égalité parfaite Hommes-Femmes
 
En matière de parité, on ne peut pas faire mieux 214 hommes 214 femmes. Kif-kif.
Seulement 5% sont des députés sortants. 95% sont neufs et jeunes. La moyenne d’âge est de 46 ans. Alors que la moyenne d’âge du parlement sortant est de soixante ans.
52% n’ont jamais exercé de mandat électif
Donc le renouvellement total que veut Emmanuel Macron est en marche (…)
 
Il envoie un signal fort aux français de sa volonté de faire table rase du passé et repartir sur des bases nouvelles.
 
Que devient Manuel Valls ? Nous l’avions laissé hier à la porte de « En Marche ! » et pratiquement jeté dehors par le parti socialiste.
 
Son cas a été réglé. Il n’a pas l’investiture de la « République en Marche », mais le camp présidentiel lui laisse une chance en ne présentant pas de candidat contre lui dans sa circonscription. (Il y avait déjà une candidate désignée, mais on a dû lui demander de laisser la place).
Donc on laisse le champ libre à Manuel Valls, on ne lui met pas de bâtons dans les roues pour qu’il puisse être député. Maintenant c’est à lui de gagner cette élection.
Quant au PS, il ne peut évidemment plus compter sur un soutien, et il n’en veut pas non plus.
D’ailleurs Manuel Valls a réagi par un communiqué hier soir : « je salue cette décision » dit-il « C'est donc en homme libre mais fort d'une identité politique claire, revendiquée, assumée - Républicain, progressiste, de gauche - que j'agis."  

La même attention est accordée à d’autres personnalités de la droite : On leur laisse le champ libre dans quelques circonscriptions

Bruno Lemaire, en rupture avec les Républicains souhaite rejoindre « En Marche ! », et comme pour Valls on ne présente personne dans la circonscription qu’il vise. Même chose pour Thierry Solère qui était le porte parole de François Fillon, mais qui lui a tourné le dos à cause de l’affaire Pénélope ; c’est aussi le cas pour Nathalie Kociuscko Morizet.
 
Le secrétaire général du parti Les Républicains Bernard Accoyer  a publié un communiqué critiquant l'annonce des investitures faite par La République en marche : 
 
« En Marche procède à une synthèse très hollandaise du « renouvellement ». 100% des parlementaires investis par En Marche sont des socialistes ! » écrit-il

« Quant aux candidats dits de la « société civile », beaucoup de conseillers ministériels voire élyséens sortant de la Hollandie y figurent » fait remarquer le dirigeant républicain »
 
Et Bernard Accoyer conclut :
 
« Toutes les tentatives de débauchage [chez LR]  de ces derniers jours ont échoué. Preuve que les membres de notre famille politique ont des convictions sincères, réelles et solides. »
 
Emmanuel Macron voudrait donner un statut officiel à la première dame. Mais un sondage montre que les français sont plutôt contre.
 
Emmanuel Macron avait annoncé la couleur bien avant son élection. Pour lui, il faut créer un "statut de la Premier dame ou du Premier homme" à l'Élysée afin d'encadrer cette fonction officieuse.
Seulement, les Français semblent plutôt hostiles à la création de ce statut officiel. Selon un sondage YouGov réalisé pour le Huffpost, à la question "souhaiteriez-vous la création d'un statut officiel de Première dame avec des moyens alloués à son poste ?", 68% des sondés ont répondu par la négative.
Un rejet du statut de Première dame donc mais qui ne constitue pas pour autant une mauvaise image de Brigitte Macron. Selon ce même sondage, 49% des Français affirment avoir une bonne image de Brigitte Macron contre 26% qui en ont une mauvaise et 25% qui ne se prononcent pas sur la question.

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