publicité

Echos de campagne : vue de Mayotte J -2

C’est la dernière journée de campagne. A Partir de minuit, les candidats et leurs soutiens n’auront plus le droit de s’exprimer publiquement
C’est la loi électorale. 

  • Par Chamsudine Ali
  • Publié le

Ce sont les 24 heures de réflexion laissées aux électeurs pour digérer cette si longue et si dense campagne. A Partir de samedi zéro heure les médias n’auront plus le droit de diffuser des interviews ou des reportages ayant un caractère de propagande électorale. Pas de sondage non plus.  On laisse les français tranquilles jusqu’à dimanche soir 20h00 heure de Paris, fermeture des derniers bureaux de vote. .. Et annonce du résultat.  Ce sera 21H00 ici à Mayotte.
 
Une avalanche de réactions après le débat entre Emmanuel Macron et Marine le Pen. On ne peut pas les citer toutes, alors on en retient quelques unes :
 
L’entourage de Marine le Pen l’a trouvée bonne. A l’image de Florian Philippot, le numéro 2 du FN qui considère que Marine Le Pen « a dominé ce débat parce qu’elle a acculé Emmanuel Macron à se montrer tel qu’il est véritablement »
C’est une appréciation totalement inverse qui vient de la gauche. Manuel Valls considère qu’on a vu  « le vrai visage de l’extrème droite ».
Ségolène Royal salue « le sérieux et l’efficacité d’Emmanuel Macron face au vide et à l’incompétence de la candidate du FN ».
A droite, Alain Juppé s’exclame cruellement sur Twitter : Qu’elle a été mauvaise ! Brouillonne, agressive, sarcastique. Comment imaginer une telle personne présidente de la République » écrit –il.

Même le père de Marine le Pen y est allé de son commentaire. Jean Marie le Pen estime que sa fille a manqué de hauteur dans le débat.
 
« Je pense que c'est son entourage qui l'a conseillée de cette sorte, espérant peut-être un effondrement ou un écroulement psychologique d'un homme qui n'apparaît pas forcément comme étant très solide ».
 
"J'espère toujours que mon champion va gagner nettement", ajoute l’ancien président du FN qui affirme toujours soutenir sa fille ,pas rancunier malgré son éviction du parti.
 
On a eu les chiffres d’audience du débat : 16 millions de téléspectateurs, c’est plus que les précédents débats des primaires et du premier tour. Mais ce n’est pas un record 

16 millions de téléspectateurs, c’est moins que lors du débat de 2012 entre François Hollande et Nicolas Sarkozy qui avait rassemblé 18 millions de personnes, et encore moins que le débat de 2007 entre Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal qui avait été suivi par 20 millions de téléspectateurs.
En dehors des échanges « bas de gamme » du débat, il y avait aussi une sérieuse concurrence : le match entre Monaco et la Juventus de Turin.
 
Un nouveau soutien assez prestigieux pour Emmanuel Macron, celui de l’ancien président américain Barak Obama

Barak Obama a envoyé une vidéo pour dire sa sympathie envers Emmanuel Macron.
« Il inspire les espoirs plutôt que les peurs » dit l’ancien président américain. Les deux hommes s’était parlés au téléphone il y a quelques jours. Barak Obama bénéficie toujours d’une belle cote de popularité un peu partout dans le monde, et même en France. C’est un atout non négligeable à l’avant-veille du deuxième tour. 

Cela n’a pas été évoqué  pendant le débat mais on apprend que Marine le Pen aurait l’intention – si elle était élue – de dissoudre l’assemblée nationale si la majorité des législatives ne lui était pas favorable.
Cela fait beaucoup de « si » ; si elle est à l’Elysée, et si la majorité après les législatives des 11 et 18 juin ne la soutient pas elle userait de son droit constitutionnel de dissoudre l’assemblée. Il faudrait alors organiser de nouvelles élections ; mais pour ne pas tomber sur le même résultat elle organiserait entre-temps un référendum pour changer le mode de scrutin et passer à la proportionnelle. On sait qu’à la proportionnelle, le Front National a plus de chances de décrocher des sièges. C’est l’hebdomadaire « le Canard Enchainé » qui présente ce scénario dans son édition d’hier, sur la base d’indiscrétions de l’entourage de Marine le Pen.
 
Chez les Républicains, c’est François Baroin qui conduira la campagne législative de la droite 
 
Après le crash de François Fillon au premier tour, François Baroin  prend la suite. Il a d’ailleurs déjà annoncé la couleur qu’en cas de victoire de la droite classique aux législatives, il serait prêt à devenir le premier ministre de cohabitation. On en est pas là. Pour les républicains, François Baroin a lancé une mise en garde sévère. Ceux qui se rapprocheront de Marine le Pen seront exclus, et même tarif pour ceux qui s’approcheront d’Emmanuel Macron.
. Mais on sait que la campagne des législatives va démarrer au quart de tour dès la semaine prochaine après l’élection du nouveau président… ou de la nouvelle présidente
 
Ce matin, c’est donc le dernier numéro d’échos de campagne concernant la présidentielle. Lundi nous aurons une spéciale résultats ; mais la rubrique continuera et s’appellera toujours échos de campagne jusqu’à la mi-juin
 
Puisqu’il s’agira ensuite des législatives. Il y aura beaucoup de choses à expliquer sur ce qui se passera à Mayotte et partout en France. C’est un moment crucial où va se décider l’avenir de la France entre le pouvoir exécutif et le pouvoir législatif. 
Et puis nous utiliserons ce créneau pour expliquer les changements, les nouveaux ministères. Bref, il y aura de la politique à gogo jusqu’après le 18 juin deuxième tour des législatives et installation du nouveau parlement.
 
 

Sur le même thème

L'actualité la 1ère partout et à tout moment
Téléchargez l'application La 1ère
  • AppStore
  • Google Play