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Echos de campagne : vue de Mayotte J-5

La journée du premier mai a été particulièrement chargée à Paris

  • Par Chamsudine Ali
  • Publié le
Il y a eu trois meetings politiques, et deux manifestations syndicales dans la capitale. D’abords Jean-Marie le Pen qui a fêté Jeanne d’Arc comme tous les ans ; mais avec beaucoup moins de succès. Quelques fidèles l’ont suivi.
Marine le Pen a tenu un grand meeting à Villepinte, Emmanuel Macron à la Villette ; et deux grands rassemblements syndicaux ont marqué cette journée dans la capitale, ponctuée par des violences. Des casseurs sont passés à l’action ; il y a eu des tirs de gaz lacrymogènes. 3 policiers ont été blessés, dont un grièvement brûlé par un cocktail molotov.
Les 2 candidats ont condamné ces violences.
 
Parmi les événements du long week-end du 1er mai, il y a le ralliement de Nicolas Dupont Aignan à Marine le Pen
Un ralliement que le leader de « Debout la France » a voulu rendre spectaculaire en participant au grand meeting de Marine le Pen à Paris hier après-midi. « J’ai choisi la France, j’ai choisi Marine le Pen » s’est exclamé Dupont-Aignan à la tribune. Rappelons que Marine le Pen l’a choisi, lui, comme premier ministre en cas de victoire ce dimanche 7 mai.
 
Pas d’annonce nouvelle de Marine le Pen lors de son meeting. Elle a surtout multiplié les slogans pour mobiliser son électorat

Marine le Pen a même mélangé des slogans pour toucher tous les publics. Par exemple elle a détourné la diatribe contre la finance lancée par François Hollande lors de son discours du Bourget, en janvier 2012 : « L’adversaire du peuple français, c’est toujours le monde de la finance, et cette fois il a un nom, il a un visage, il a un parti, il présente sa candidature, il s’appelle Emmanuel Macron. »

Pour convaincre les électeurs, Marine Le Pen a tenté de ratisser au plus large. « Je suis la candidate de la France qui se lève tôt, de celle qui refuse l’insensibilité du monde de l’argent », a-t-elle déclaré. Une manière d’adresser, dans la même phrase, une référence à l’expression fétiche de Nicolas Sarkozy et un appel du pied à l’électorat,de,gauche
 
Emmanuel Macron a rassemblé ses partisans à la Villette hier soir.

Un discours surtout axé contre le Front National et les dangers qu’il représente s’il arrivait au pouvoir.
L’objectif de Marine le Pen, selon lui, c’est la guerre civile. « Jamais je n’accepterai que les français qui croient dans l’islam soient insultés parce qu’ils croient dans l’islam ».
On a remarqué la présence de Ségolène Royal à son meeting.
Un peu plus tôt pendant le WE, il a enregistré un nouveau soutien, l’ancien ministre centriste Jean-Louis Borloo.
 
Emmanuel Macron a répondu à Jean-Luc Mélenchon qui lui a demandé de retirer son projet de réforme du code du travail.
 
Et la réponse est non, pour deux raisons explique le candidat Macron. « La première c’est que je ne veux pas trahir ceux qui ont choisi de me suivre », « la deuxième, c’est que j’ai besoin de mener ces réformes pour les progrès de l’économie »
 
Dans ce son discours, Emmanuel Macron s’est adressé aux outremers : « Vous ne pouvez pas voter pour le Front National… Vous être l’ouverture de la France ». Le candidat a également annoncé un plan d’urgence adapté pour chacun des territoires d’outremer.

A la Réunion, deux dirigeants des Républicains viennent de rallier Marine le Pen.

Philippe Ghanty, délégué du parti Les Républicains pour la 6e circonscription, a officiellement rejoint le FN.
Egalement connu comme référent du collectif « Sens commun » à La Réunion, M. Ghanty est suivi dans sa démarche par Jean-Claude Fénelon, référent LR à Saint-André, qui rallie officiellement le FN.
Cette annonce a été faite hier lors du traditionnel rassemblement frontiste devant la statue de Jeanne d’Arc, devant l’église de Saint-André. Environ 80 personnes y participaient.

Il y aura un gros problème pour les amateurs de football qui veulent suivre le débat de demain soir entre les deux candidats
 
C’est demain soir à la même heure qu’aura lieu un match de demi finale de la ligue des champions entre Monaco et la Juventus. Pas moyen de changer la date du débat ; pas moyen de changer la date du match non plus. Les amateurs de football et de politique vont être obligés de choisir.
 
Alors il y en a un qui a trouvé une solution, c’est l’écologiste Daniel Cohn Bendit : il dit qu’il va mettre le son du débat en regardant les images du match.  Ce n’est pas très convainquant comme procédé, à moins… que les buts marqués sur le terrain soient synchronisés avec ceux marqués dans le débat 
 
 

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