Fièvre typhoïde, près de dix nouveaux cas dans le Nord de Mayotte

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rampe d'eau
Homme récupérant de l'eau potable
Alors que la Covid-19 circule encore activement à Mayotte, l’Agence Régionale de Santé signale une augmentation de cas de fièvre typhoïde ces derniers jours.
 
Depuis le début de l’année, dix-huit cas ont été signalés, dont neuf dans le seul village de Dzoumogné, c’est dans la commune de Bandraboua au Nord de Mayotte. C’est ce qu’on appelle vulgairement la maladie des mains sales où « fièvre typhoïde ». Cette maladie reste une maladie endémique à Mayotte. On y récence en effet en moyenne une trentaine de cas par an. En 2019, cinquante-trois cas avaient été signalés par l’ARS-OI, dont vingt-et-un dans la commune de Koungou. Une recrudescence de la maladie a également été observée. Les investigations réalisées sur les cas de cette année pointent des problèmes d’assainissement et de gestion des eaux usées ainsi qu’un défaut d’hygiène de base.

Fièvre typhoïde, une maladie qui peut être mortelle

Plus de la majorité des cas ont été signalés à Dzoumogné dans la commune de Bandraboua au Nord. Cette maladie se caractérise de la fièvre, des maux de tête, une perte d’appétit, une grande fatigue, diarrhées ou constipation. Des formes graves peuvent survenir avec des complications. En l’absence de traitement, la fièvre typhoïde peut être mortelle. Pour prévenir l’apparition de nouveaux cas, l’ARS de Mayotte intervient auprès des habitants des quartiers concernés pour des actions de sensibilisation et des recommandations sanitaires, comme le lavage régulier des mains au savon, l’utilisation exclusive d’eau potable du robinet ou des bornes fontaines pour la boisson, la préparation des aliments et les usages domestiques. L’agence régionale de santé qui s’engage avec les communes de Mayotte pour entre autres améliorer l’accès à l’eau potable ou encore pour sensibiliser aux bons gestes d’hygiène.
 
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