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Ils se sentent trahis par la France

Il y a eu unanimité de la part de tous les orateurs à ce congrès organisé à la hâte. Le gouvernement ne doit pas décider seul des relations entre Mayotte et l'Union des Comores.

  • Par Chamsudine Ali
  • Publié le , mis à jour le
Une dame qui a pris la parole a affirmé qu’elle n’arrivait plus à trouver le sommeil depuis la rencontre entre le ministre des affaires étrangères français, Jean Luc Le Drian et le chef de la diplomatie comorienne. La perspective qu’un jour les comoriens puissent venir à Mayotte sans avoir besoin d’un visa a du mal à être acceptée.  "La France nous abandonne à nos ennemis » cria-t-elle.
Et une autre a dit être convaincue qu’il s’agit d’une stratégie pensée et en application depuis longtemps : "Il y a eu d'abord les campagnes de limitation des naissances ; or la maternité de Mamoudzou ne désemplit pas. La conséquence est que aujourd’hui, plus de 52% de la population qui vit à Mayotte est d'origine étrangère et pour finir le gouvernement va ouvrir les vannes avec la fin du visa".
Les élus et les syndicats sont appelés à abonner leurs campagnes et les mouvements sociaux en cours pour  ne se consacrer qu'à cette nouvelle lutte pour le maintien du visa.
Paradoxalement, c’est le gouvernement de la France qui a été la cible des critiques. Alain Kamal Martial HENRY prendra brièvement la parole pour rappeler qu’une partie de la classe politique française avait été opposée au maintient de l’île dans la France.
Ce sont les chants de chengué, ces chants religieux typiquement mahorais qui ponctuaient les prises de parole. Les plus anciens disent avoir retrouvé l’esprit de l’époque où Mayotte se battait pour se séparer des autres îles de l’archipel et rester française.
CODIM

 

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