L'actualité régionale 18 Novembre

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MADAGASCAR


Les supporters des « Barea », l’équipe nationale de football sont satisfaits. L’équipe malgache a tenu en échec celle des « Eléphants » de Côte d’ivoire


Le match s’est joué hier soir sur le stade de Tamatave. Score final : 1 partout. Les ivoiriens ont ouvert la marque à la 15è minute, les malgaches ont égalisé par une belle frappe du capitaine Ibrahim Amada en deuxième mi-temps, mais ils n’ont pas pu faire mieux. C’est déjà bien pour l’équipe malgache d’avoir arraché cette égalité aux ivoiriens. Ce match a bien failli ne jamais avoir lieu. On ne souvient que les joueurs et le staff malgache avaient longuement hésité avant de se rendre au match aller à Abidjan, où ils avaient perdu 2 à 1. C’était en pleine période de violences politiques au moment de la réélection controversée  du président Ouattara. Les deux équipes se sont maintenant neutralisées en tête de leur groupe. La Coupe d’Afrique des Nations reprendra en mars 2021.




COMORES


Des détenus de la prison de Moroni ont profité de la joie provoquée par la victoire de l’équipe nationale sur le Kenya pour se faire la belle en toute discrétion


Dimanche soir, les gardiens de la prison étaient à la fête comme toute la capitale comorienne. Ils avaient les yeux rivés sur la retransmission de match de coupe d’Afrique  et étaient partis chanter la victoire dans les rues dès le coup de sifflet final. 54 détenus ont en ont profité pour se faire la belle. On en a rattrapé 13. Ceux qui sont toujours en cavale sont pour la plupart du menu fretin sauf un : le dénommé Bobocha, accusé d’avoir fomenté un complot pour assassiner  le président de la république. Lui court toujours alors que la justice s’était démenée pour le faire arrêter à Madagascar et ensuite extrader vers les Comores. On le recherche dans toutes les îles.  



MAURICE

Un seul cas de Covid "autochtone" a semé la panique à l’île Maurice ces derniers jours. Plusieurs centaines de cas contacts ont été testés… tous négatifs, mais les autorités restent sur leurs gardes



Il faut rappeler que Maurice a réussi à se tenir à l’abri de la vague épidémique par un contrôle aux frontières extrêmement strict. Mais il y a des trous dans la raquette. La semaine dernière,  un voyageur de retour d’Australie a présenté un profil très particulier : Il avait été testé positif à son arrivée, asymptomatique,  et placé en quarantaine. Pendant et à la fin de cette quarantaine, il avait été testé deux fois négatif avant d’être libéré. Des faux négatifs sans doute. Et là il est tombé malade, 16 jours après son retour au pays. Testé positif à nouveau. Entre-temps, il a eu le temps de contaminer son fils de 29 ans, lequel ne le sachant pas, a circulé dans tout le pays. C’était, le 12 novembre, la semaine dernière, le premier cas autochtone détecté– c’est-à-dire contaminé sur place – depuis le mois d’avril ! Les autorités ont dû dépister 744 personnes à la suite de cet incident. Pas plus tard qu’hier on a rendu les résultats des tests de tout le personnel d’un hypermarché de Grand-Baie, 213 personnes toutes négatives. Tout cela à cause du passage d’un client positif. Cette stratégie maximaliste porte ses fruits : 478 cas cumulés et 10 décès depuis le début de l’épidémie. Mais elle coûte extrêmement cher, Et personne ne sait jusqu’à quand cela devra durer, en tout cas jusqu’à l’arrivée d’un vaccin.





MOZAMBIQUE

Un écrivain mozambicain voudrait que les noms des victimes décapitées par les terroristes islamistes soient connus, comme celui de Samuel Paty en France


Mia Couto est un écrivain et poète à succès au Mozambique, il est traduit dans le monde entier. A l’occasion de la sortie de son dernier livre, dans une cérémonie en présence du président de la république Filipe Nyusi, l’écrivain a lancé un appel pour que les décapités de Cabo Delgado aient un nom, une histoire, qu’ils soient connus de la population mozambicaine. Mia Couto déplore une vaste indifférence dans son pays vis-à-vis des horreurs qui se déroulent dans le nord depuis maintenant 3 ans. En France, explique-t-il, « au moins le nom de ce professeur de collège, Samuel Paty,  est connu. Son histoire est racontée ». Selon lui les morts mozambicains « ne sont que des chiffres, des statistiques ».  Les propos de l’écrivain ont été rapportés dans la presse du pays. Cette presse a effectivement beaucoup de mal à rendre compte précisément des événements dans cette province de Cabo Delgado. On n’a que des témoignages des nombreux habitants qui fuient cette région.
 
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