L'actualité régionale 19 Mai

océan indien
Crise Comores, ^position de la France

COMORES

Le  président comorien Azali Assoumani est en visite à Paris.   Les opposants de la  diaspora  en profitent pour  se faire entendre. Ils ont « enfariné » un de ses conseillers  à l’aéroport de Roissy

C’était dimanche à Charles de Gaulle, le conseiller présidentiel Saïd Ali Saïd Ahmed sortait du terminal lorsqu’il a reçu une pelletée de farine sur la tête. Les membres d’un collectif appelé « Daoula Ya Haki » - qui signifie « l'état de droit » - l’attendaient à la sortie de l’aéroport. S’en est suivie une bousculade et des insultes échangées avec  la délégation présidentielle. La police est intervenue pour ramener le calme. Les mêmes ont tenté une manifestation devant l’ambassade des Comores, elle aussi dispersée. Le porte-parole du gouvernement a dénoncé « un acte lâche, qui ne fait que ternir l‘image des Comores ». Ces manifestants n’ont pas réussi à croiser de chemin du président Azali qui participe au sommet sur la dette africaine.

 

MADAGASCAR

La vague actuelle de l’épidémie de Covid aurait passé son pic à Madagascar. On note une nette décrue des infections et des hospitalisations, mais il y a toujours des malades qui décèdent

Le ministre de la santé estime que le pic a été franchi à la mi-avril. La décrue est sensible depuis 10 jours. Les hôtels, qui avaient été transformés en centres de soin pour les malades Covid, sont en train de fermer les uns après les autres. Il reste 1400 patients hospitalisés sur tout le territoire. C’est en baisse, mais il y a toujours des décès. Près de 400 décès ont été officiellement enregistrés depuis le début de l’année.  Cette deuxième vague aura été bien plus meurtrière que la première l’année dernière. Les malgaches ne sont pas à l’abri d’une troisième vague. C’est la raison pour laquelle il faut à la fois accélérer le programme de vaccination et surtout maintenir les gestes barrières.

 

 

MAURICE

Le premier ministre mauricien persiste à nier la construction d’une base militaire indienne sur l’île d’Agaléga, il était interrogé hier au parlement

L’opposition veut savoir la vérité sur les travaux géants menés en ce moment sur Agaléga à 1000 kilomètres au nord de Maurice. On y construit un port et un aéroport avec une piste longue de 3000m, ainsi que des baraquements. Les financements sont indiens, les ouvriers sur les chantiers sont tous indiens. Le premier ministre Pravind Jugnauth reconnait ces faits. Il reconnait que l’Inde finance. Il dit que des ouvriers indiens sont venus parce qu’on ne trouve pas de volontaires parmi les 250 habitants d’Agaléga. Mais pourquoi alors de telles infrastructures pour 250 habitants ? Pourquoi un aéroport, pour quoi un port ? Pas de réponse. L’écrivaine éditorialiste Shenaz Patel évoque dans « Le Mauricien » un pacte secret avec l’Inde pour céder une base stratégique. « Notre façon de vendre Agaléga à l’Inde n’est-elle pas contradictoire avec notre revendication de souveraineté sur les Chagos devant les Nations Unies ?» demande-t-elle.

 

 

CHAGOS

Maurice vient de remporter une petite victoire symbolique en faisant interdire un timbre postal britannique

Sur ce timbre, on y voit l’effigie de la reine d’Angleterre à côté des holothuries que l’on trouve dans les lagons du « Territoire Britannique de l’Océan Indien », autrement dit l’archipel des Chagos. Eh bien l’Union Postale Universelle annonce le retrait de ce timbre du marché. Cette organisation reconnait la souveraineté de Maurice sur l’Archipel. C’est une victoire diplomatique. Une victoire … de la taille d’un timbre-poste, pourrait-on dire.