L'actualité régionale 2 Avril

océan indien
Comores vaccins
©Faïza Soulé Youssouf

COMORES 

On attend le retour du président pour commencer à vacciner. Il est en voyage, or c’est lui qui doit recevoir la première dose

C’est le journal national  « Al-Watwan » qui l’annonce: la campagne de vaccination est décalée de quelques jours. Elle devait commencer lundi prochain, le 5 avril. Le protocole établit que le président de la République soit la première personne à recevoir la première dose de vaccin. Or le président n’est pas là. Il est en voyage officiel au Niger. Donc on attend son retour la semaine prochaine. En attendant, les Comores ont entamé un dépistage massif dans les trois îles de Grande-Comore, Moheli et Anjouan mais on ne se bouscule pas pour se faire tester. Après la vague de Covid meurtrière du début de l’année la peur est nettement retombée, et la vaccination ne semble pas être la priorité dans la population. Le pays a reçu 100 000 doses du vaccin chinois Sinopharm et 6 000 doses de l’indo-britannique AstraZeneca (il a été rebaptisé récemment Vaxzevria)

 

MADAGASCAR

L’Ambassadeur de France à Madagascar s’adresse aux ressortissants français pour leur demander la plus grande prudence face à l’épidémie

Dans un message adressé à la communauté française, l’ambassadeur de France alerte sur la circulation active du virus dans la grande-île et demande de faire très attention à respecter les gestes barrières. Des évacuations sanitaires seront effectuées vers la Réunion en cas de besoin ou vers la métropole s’il n’y avait plus de place à la Réunion. Concernant les vaccins, l’ambassadeur dit que l’acheminement de vaccins est en discussion avec  Paris. L’épidémie prend une tournure dangereuse à Madagascar. Les pompes funèbres disent que la demande est nettement supérieure à l’habitude. La réponse du gouvernement reste graduée. Les vacances scolaires de pâques ont été prolongées, on attend une décision de prolonger aussi la fermeture des frontières mais pas de décision de reconfinement.

 

LA REUNION

Un cadre de la fonction publique est poussé à la démission parce qu’il n’est pas Réunionnais

La bataille pour l’emploi local s’est cristallisée ces derniers jours sur le poste de directeur du CNFPT, le Centre National de la Fonction Publique Territoriale. Des élus et des syndicalistes se sont élevés contre la nomination d’un métropolitain à cette fonction, Medhi Boukerrou. La maire de St Denis, l’ancienne ministre Ericka Bareigs a été la première à dénoncer cette nomination alors que des cadres compétents réunionnais étaient candidats à ce poste. Dans la foulée d’autres maires, le président de région, des responsables syndicaux se sont élevés à leur tour contre cette nomination au détriment d’un réunionnais. Le directeur fraichement nommé a préféré jeter l’éponge en annonçant hier sa démission . Le président national de cet organisme a affiché sa colère devant ce qu’il appelle « une campagne nauséabonde ». Ericka Bareigts au contraire a qualifié cette démission de victoire. La question de l’emploi local des cadres est très sensible à la Réunion.

 

MOZAMBIQUE

Une cadre de la police poursuivie pour avoir vendu des voitures volées

Une cheffe de service de la police est devant un tribunal en ce moment à Maputo. Elle est responsable d’un commissariat spécialisé dans les trafics de voitures volées. En  général les véhicules sont volés en Afrique du Sud et sont revendus au Mozambique, à des prix défiants toute concurrence ; « des voitures au prix des bananes » disent les mozambicains. Le service de cette patronne de la police avait sous sa garde plus de 300 véhicules saisis, or une inspection vient de montrer qu’il en manque 274. 274 voitures volées que la policière a revendu autour d’elle. Elle en a même donné une à sa fille, une Mercedes. On ne se refuse rien. On comprend que les véritables propriétaires des véhicules ont toutes les peines du monde à récupérer leur bien.