L'actualité régionale 23 Juin

océan indien
Robert contre Bello 2021
Didier Robert face à Huguette Bello ©Réunion la 1ère

LA REUNION

La bataille du deuxième tour est engagée pour les élections régionales à la Réunion. On assiste à une fusion des listes de gauche pour conquérir le fauteuil de Didier Robert, le président de la Région

Le président sortant de droite Didier Robert est arrivé en tête au premier tour avec 31% des suffrages. Face à lui deux listes de gauche, celle de la députée Huguette Bello et celle de la maire de St Denis, l’ancienne ministre Erika Bareigts ont décidé d’unir leurs forces. L’une a fait 20% l’autre 18%. L’écologiste Vanessa Miranville, avec presque 10%,  n’a pas voulu de fusion ni d’alliance, ni consigne de vote. Mathématiquement, en additionnant leurs scores, les deux candidates de la gauche partent gagnantes, mais entre les mathématiques et la politique il y a une grosse marge. Cette marge ce sont surtout les abstentionnistes que chaque camp essaiera de mobiliser, et ils ont été nombreux à la Réunion au premier tour : 63,5% d’abstention, c’est un record.

 

 

MADAGASCAR

La répression d’une manifestation d’étudiants a fait au moins un mort et un blessé grave à Tuléar dans le sud-ouest de la grande île. Les étudiants réclament le paiement de leurs bourses

Sur le campus de Tuléar la violence s’est installée depuis le début de l’année. Des barricades, des locaux incendiés, des jets de pierre sur les forces de l’ordre ont commencé depuis le 25 février. Depuis lors, les autorités ne parviennent pas à venir à bout de la colère étudiante. Les blessés, les arrestations se sont succédé presque chaque semaine. Des pilleurs profitent de la situation et ces manifestations débordent jusqu’en ville. Les étudiants demandent à ce que les bourses soient versées. Il y a des mois d’arriérés. Jusqu’à 9 mois. Un ministre s’est rendu sur place pour promettre des versements rapides. Les bourses sont maigres à Madagascar, l’équivalent de 6 à 7 euros par mois. Mais l’administration est submergée de dossiers. Le fichier doit être révisé, car il y a de nombreux cas de bénéficiaires fictifs.

 

 

TANZANIE

La Tanzanie se prépare à une nouvelle vague d’épidémie de Covid. Le gouvernement a enfin commandé des vaccins

Il y a de plus en plus de malades dans la zone frontalière avec l’Ouganda, dans le nord-ouest de la Tanzanie. Cela n’a rien d’étonnant puisque l’Ouganda vient de décréter un confinement très strict  face à une flambée épidémique. Or la Tanzanie est un pays de passage vers le grand port de Dar es Salaam sur l’Océan Indien. Le gouvernement tanzanien demande à la population d’adopter les gestes barrières et le port du masque. C’est un bouleversement des habitudes après avoir ignoré la maladie sous le précédent président Magufuli. La directrice de l’OMS pour l’Afrique a confirmé que la Tanzanie allait entamer un programme de vaccination dès que possible. Depuis 5 semaines on note une forte augmentation des cas de Covid dans cette région, on ne sait pas encore s’il s’agit d’un nouveau variant du virus.

 

 

 

MAURICE

Les premiers bus électriques sont arrivés à Maurice. Il s’agit d’un programme ambitieux de transports non-polluants  lancé depuis 2 ans. Le problème est qu’ils coûtent trop cher

L’idée avait été accueillie avec enthousiasme en 2019. On allait en finir avec ces très nombreux bus qui crachent de la fumée à longueur de journée sur les routes mauriciennes. Mais enre-temps la crise Covid est passée par là et les compagnies de transport n’ont plus les moyens de changer le parc des autobus. Leurs recettes ont beaucoup baissé pendant les confinements successifs. Les subventions de l’Etat ne suffisent pas. Le prix d’un bus électrique est deux à trois fois supérieur à celui d’un bus conventionnel. Il faut aussi investir dans des stations de recharge et former les mécaniciens. Les compagnies ont demandé au gouvernement d’augmenter la subvention. Seule une compagnie a mis en route 2 bus électriques importés de Chine. A la longue, cela peut être rentable mais il faut les faire rouler avec beaucoup de passagers au moins pendant deux ans pour amortir le surcoût.