L'actualité régionale 5 mai

SEYCHELLES

Les Seychelles seraient elles en train de démontrer que le vaccin n’est pas une protection suffisante? Alors qu’une grande partie de la population de l’archipel est vaccinée, le virus continue sa course

Il y a 95 000 habitants aux Seychelles, 59 600 sont vaccinées, ils ont reçu les deux doses. Cela représente 85% de la population cible, c’est-à-dire les adultes. 85%, cela devrait être une bonne immunité collective. Eh bien non ! Le nombre de cas vient de monter, 497 en trois jours. Sur les environ 1000 personnes porteuses du virus, 65% n’étaient pas encore vaccinées ou n’avaient reçu qu’une seule dose. 35% étaient vaccinées avec deux doses. L’étude devra être poussée plus loin pour savoir pourquoi cette contamination des personnes complètement vaccinées. Les Seychelles ont utilisé plusieurs vaccins, chinois, indiens et américains. On peut imaginer que certains ne sont pas efficaces contre les variants. Ce pays qui est parmi les champions du monde de la vaccination se retrouve à prendre de nouvelles restrictions : fermeture des écoles, interdiction des rassemblements, fermeture plus tôt des bars, des casinos etc… Un nouveau point sera fait le 24 mai. En attendant les gestes barrières restent de rigueur.

 

 

LA REUNION

Le patronat propose son calendrier: les patrons réunionnais demandent le déconfinement à partir du 8 mai et la levée des motifs impérieux pour voyager à compter du 9 juin

Le MEDEF estime qu’il est grand temps de d’en finir avec les restrictions. D’après une enquête de la chambre de commerce ¼ des entreprises réunionnaises envisagent de mettre la clé sous la porte. Le syndicat patronal demande un délai supplémentaire de 4 ou 5 ans pour rembourser les prêts garantis par l’Etat. « Il n’y a aucune raison que notre activité reste limitée puisque la situation sanitaire est bien meilleure qu’en métropole » indique Didier Fauchard à la tête du MEDEF Réunion. Le couvre-feu est toujours en vigueur à la Réunion. Pour les voyages, le MEDEF demande la levée des motifs impérieux le 9 juin,  pour sauver le secteur touristique avant le début de la saison.

 

 

MADAGASCAR

Le président de la République inaugure des CTC à un rythme soutenu. Ce sont des centres de traitement Covid destinés à oxygéner les patients  

Cela ressemble à un hôpital de campagne sauf que cela n’a pas toutes les installations et surtout tout le personnel nécessaire. On n’y pratique pas de réanimation et encore moins d’intubation. C’est un équipement minimum : un lit, un respirateur et une bouteille d’oxygène. Les CTC sont réservés aux malades moyennement atteints. Il y en a 7 dans la capitale ; le dernier, d’une capacité de 160 lits, a été inauguré par Andry Rajoelina lundi dans les locaux d’une école de travailleurs sociaux. Bonne nouvelle, tous ces centres sont équipés de groupes électrogènes. C’est vital. D’autres vont ouvrir en province. Le président se rend également à Fianarantsoa et Fort-Dauphin pour les inaugurer. Il n’en reste pas moins qu’une grande partie de la population vit dans des endroits isolés, sans moyen de transport, et que l’on meurt du Covid loin des hôpitaux, sans entrer dans les statistiques.

 

 

MAURICE

Le plus grand élevage de singes de laboratoires est autorisé à agrandir son exploitation. La crise Covid a grandement développé cette activité

Habituellement l’ïle Maurice exporte plusieurs milliers de singes vers des labos européens et américains. Avec les recherches sur le vaccin, la demande a explosé. On sait que Pfizer et Moderna ont sacrifié beaucoup de ces macaques pour mettre au point leurs sérums. En 2020, l’exportation des singes vivants a augmenté de 40% à cause de la crise Covid. Plus de 10 000 singes ont été fournis. Le principal élevage, Biosphère Trading, a obtenu du gouvernement d’agrandir ses installations pour fournir encore plus de singes, jusqu’à 15 000.  C’est assez compliqué pour le gouvernement à cause du lobbying international des associations de défense des animaux. Ce n’est pas une espèce en voie de disparition, au contraire même, les macaques à longue queue de Maurice ont même plutôt tendance à proliférer. Les ONG dénoncent la cruauté de la capture et surtout le sort qui leur est réservé.